Un expert de l’ONU dénonce les autorités érythréennes pour crimes contre l’humanité.
Selon un communiqué du rapporteur spécial de l’ONU sur l’Érythrée, Mohamed Abdelsalam Babiker, « il n’y a aucun signe d’amélioration significative » de la situation des droits humains en Érythrée. En 2016, une commission d’enquête de l’ONU avait accusé le régime érythréen de crimes contre l’humanité à grande échelle et recommandé que le dossier soit porté devant la Cour pénale internationale.
Selon un communiqué de Mohamed Abdelsalam Babiker, rapporteur spécial de l’ONU sur l’Érythrée, « il n’y a aucun signe d’amélioration significative » de la situation des droits humains dans le pays, « où des violations systématiques et généralisées se poursuivent en toute impunité ».
En 2016, une commission d’enquête de l’ONU avait accusé le régime érythréen, considéré comme l’un des plus répressifs au monde, de crimes contre l’humanité d’une ampleur considérable, et avait recommandé que l’affaire soit soumise à la Cour pénale internationale (CPI). « Il existe toujours des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité se poursuivent en Érythrée », a déclaré Mohamed Abdelsalam Babiker lors de la présentation de son rapport devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il a dénoncé le fait que « les disparitions forcées systématiques et généralisées, les détentions prolongées au secret sans inculpation ni procès, la torture et la persécution des opposants politiques, des journalistes et des membres des communautés religieuses restent des caractéristiques centrales de la gouvernance en Érythrée ».
Le mandat du rapporteur spécial sur l’Érythrée touchant à sa fin, un projet de résolution sera discuté à l’issue de la session en cours du Conseil des droits de l’homme, début juillet. Dans ce contexte, plus de trente ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont adressé, à mi-mai, une lettre conjointe aux États membres et observateurs du Conseil des droits de l’homme, en appelant à la prorogation du mandat.
