
Traite d’êtres humains : un millier d’arrestations sur quatre continents.
Les policiers belges sont intervenus à Charleroi et Verviers, où vingt-deux victimes, dont 21 Belges et une Polonaise, ont été recensées pour exploitation de mineures à des fins de prostitution. De l’8 au 12 juin, l’opération mondiale « Global Chain » a abouti à l’arrestation de 1024 suspects dans 59 pays, coordonnée par Interpol, Europol, Frontex et Ameripol.
Les forces de police belges se sont déployées à Charleroi et Verviers, procédant à l’interpellation de plusieurs individus poursuivis, notamment pour exploitation de mineurs à des fins de prostitution. Au total, vingt-deux victimes ont été identifiées, dont 21 Belges et une Polonaise.
À l’échelle mondiale, 2070 victimes ont été recensées, parmi lesquelles 10% sont des mineurs en provenance des Amériques, du Nord au Sud, contraints à la prostitution, ou des adultes envoyés vers d’autres continents pour le travail, la mendicité ou des activités criminelles forcées, selon un communiqué d’Interpol, l’organisation internationale de police criminelle basée à Lyon.
Dans le cadre de cette opération mondiale dénommée « Global Chain », qui s’est déroulée du 8 au 12 juin, les autorités autrichiennes et roumaines, en coordination avec Interpol, Europol, Frontex et Ameripol, ont arrêté 1024 suspects dans 59 pays répartis sur différents continents.
Ces démantèlements ont été facilités par des interventions réussies aux frontières, dans les aéroports et d’autres points de transit, ainsi que par des échanges de renseignements entre forces de l’ordre, grâce au réseau de communication sécurisé I-24/7 d’Interpol.
L’opération « Global Chain » a été dirigée à distance depuis deux centres de commandement internationaux basés à Rio de Janeiro et à Skopje, la capitale de la Macédoine du Nord.
La plupart des victimes identifiées dans 45 pays provenaient d’Argentine, de Colombie, du Venezuela, de Moldavie et du Népal, ciblées en raison de leur vulnérabilité, souvent après avoir été trompées ou contraintes, avant d’être envoyées dans d’autres pays.
Cette opération a mis en évidence la capacité des réseaux criminels à s’adapter en permanence aux changements des opportunités économiques, des dynamiques migratoires et des évolutions géopolitiques, selon les déclarations d’Interpol.
