Trafic de bijoux volés : de Paris à Anvers via Charleroi.
Une vague de perquisitions a été menée les 27 et 28 mai à Paris, Charleroi et Anvers, aboutissant à l’arrestation de 19 personnes, dont 9 en France et 10 en Belgique. Au cours des opérations, les enquêteurs ont découvert « plus de 2 kg de bijoux et pierres précieuses en vrac, et 54.000 euros », ainsi que « 6 kg de lingots d’or (d’une valeur estimée à 700.000 euros) ».
Une série de perquisitions a été effectuée simultanément dans des habitations privées et des bijouteries à Paris, Charleroi et Anvers les 27 et 28 mai. Ces opérations ont abouti à la saisie d’un important butin incluant des lingots, des diamants, des bijoux, des montres, ainsi que du matériel de refonte. Au total, 19 individus ont été arrêtés : 9 en France et 10 en Belgique.
Lors des contrôles de véhicules, les forces de l’ordre ont découvert « plus de 2 kg de bijoux et pierres précieuses en vrac, et 54.000 euros ». Durant les perquisitions des domiciles et de cinq joailleries en Belgique, les agents ont saisi « 6 kg de lingots d’or (d’une valeur estimée à 700.000 euros), de très nombreux bijoux en vrac, 65.000 euros en espèces, ainsi que des dizaines de montres de luxe », a déclaré Laure Beccau, la procureure de Paris.
À Charleroi, les perquisitions ont principalement concerné des résidences privées, comme l’a précisé Amélie Di Vicenzo, premier substitut du procureur du Roi de Charleroi. Cinq personnes ont été interpellées, dont une a été placée sous mandat d’arrêt pour recel et participation à une organisation criminelle, tandis que deux autres ont été arrêtées suite à un mandat d’arrêt européen émis par la France.
Par ailleurs, la police de Charleroi a participé à des perquisitions dans la région d’Anvers, entraînant l’arrestation de trois personnes, dont deux ont été mises en détention. L’une pour recel, l’autre pour recel et participation à une organisation criminelle. À Anvers, les bijouteries du quartier des diamantaires étaient particulièrement visées, ces établissements faisant rue à la revente d’objets volés. Charleroi n’était qu’un point de transit dans ce réseau de trafic.
La justice française a également mis en lumière l’implication « de deux frères d’origine serbe et de leurs familles », à la tête « d’un patrimoine immobilier important, alors qu’ils ne déclaraient aucune activité ». Les enquêteurs ont également découvert des projets « d’acquisitions à Dubaï et des détentions de cryptomonnaies, évaluant le patrimoine total à plusieurs millions d’euros », a souligné la procureure de Paris.

