Tiziana défend Paolo Falzone : « Ce terrible accident a ruiné sa vie »
Tiziana affirme qu’elle « pense qu’il n’a jamais voulu ça » en défense de Paolo Falzone et déclare également qu’elle « aime la vitesse », ajoutant que cela ne l’a « pas fait peur du tout. » La présidente Martine Baes souligne que Tiziana « n’est pas dans sa tête » lorsqu’elle affirme que Paolo Falzone ignorait qu’il y avait carnaval ce jour-là à Strépy.
Tiziana, l’alliée de Paolo Falzone
Le témoignage de Tiziana révèle sa personnalité et son soutien à Paolo Falzone. Elle déclare avec conviction : « Je pense qu’il n’a jamais voulu ça« . Elle fait également remarquer : « Je pense que s’il y avait eu des panneaux qui signalaient ce carnaval, ça ne serait jamais arrivé tout ça« . Bien qu’elle apparaisse nerveuse, vêtue de noir avec de longs cheveux noirs, elle s’exprime avec assurance. Interrogée par la présidente Martine Baes sur sa connaissance de l’accusé, elle répond : « Oui, c’est quelqu’un de très bien« .
Nous allons rappeler certaines petites règles de politesse.
Quand je parle, vous ne m’interrompez pas. D’accord ?
Ce ton ne plaît pas à la cour, la présidente l’interpelle fermement : « Madame, nous allons rappeler certaines petites règles de politesse. Quand je parle, vous ne m’interrompez pas. D’accord ?«
Les questions se poursuivent pour tenter de comprendre l’ambiance dans la voiture ce jour-là. La présidente interroge Tiziana sur le retour, elle répond : « Le retour ? Ben, on est rentrés ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? » Cette réponse entraîne des murmures dans la salle.
Elle affirme ne pas être choquée par la conduite de l’accusé
Les questions continuent sur la vitesse à laquelle roulait souvent Paolo Falzone. Martine Baes lui rappelle sa déposition : « Il avait tendance à appuyer sur le champignon« . Elle précise que cela ne la dérangeait pas, car elle aime la moto et la vitesse. « Oui, j’aime la vitesse. Qui n’aime pas ça ? Ça ne m’a pas fait peur du tout. » Cette déclaration provoque des murmures parmi le public. Les victimes prennent la parole à nouveau : « Il se filmait au volant, ça ne vous a pas choquée ?« , demande la présidente. Tiziana répond : « Non« . Réalisant que sa réponse pourrait être mal perçue, elle ajoute : « Enfin… Je veux dire, à l’époque, non. Mais maintenant, avec les années, c’est différent« .
Il avait toutes les femmes qu’il voulait…
À la question suivante sur l’état d’esprit de l’accusé, la présidente demande : « Vous avez refusé ses avances, il était fâché ? » Tiziana répond : « Beh non. Il avait toutes les femmes qu’il voulait, donc… » La présidente conclut ce passage par un : « Voilà qui est dit !« , ce qui laisse place à diverses interprétations.
Ce qui agace un peu la cour, c’est que Tiziana ne se souvient d’aucun fait défavorable à Paolo Falzone. Elle est certaine qu’il ignorait l’existence du carnaval ce jour-là à Strépy. Elle est à nouveau recadrée par la présidente : « Oui, enfin, vous n’êtes pas dans sa tête !«
L’accident qui a « ruiné la vie » de Paolo Falzone
Tiziana fait une déclaration qui suscite la controverse. Par rapport aux questions de la présidente, elle décrit une soirée ordinaire où elle a consommé des stupéfiants « mais pas eux« , puis déclare : « Il y a eu ce terrible accident qui a ruiné sa vie…«
Des murmures de consternation se font entendre dans la salle, ce qui la pousse à ajouter : « Et la vie d’autres personnes. » La présidente appelle à l’ordre.
Dans le couloir, les sanglots d’une femme brisent le silence de la cour d’assises, provoquant un malaise général. Le personnel d’aide aux victimes intervient rapidement pour lui offrir du soutien, tandis que la journée d’audience continue à peser lourdement.
La volonté de tuer au cœur des débats
Les débats matinales ont abordé une question cruciale : Paolo Falzone, habitant à un kilomètre de la rue des Canadiens, pouvait-il vraiment ignorer la tenue du carnaval ce jour-là ? Il a toujours affirmé que ces festivités ne l’intéressaient pas. Cependant, interrogé par Jean-Philippe Mayence, son avocat, il a admis avoir assisté à une soumonce du carnaval de La Louvière la semaine précédant le drame.
Il s’est dit « Je vais y aller pour les tuer »? Vraiment, c’est ça qu’on veut entendre?
Frank Discepoli, l’avocat de Paolo Falzone, a voulu clarifier cette position lors d’une interview : « Ce n’est pas parce qu’il va une fois à une soumonce avec un ami ou avec qui que ce soit qu’il est hyper intéressé par toutes ces festivités. […] Il faut un peu remettre les choses dans leur contexte et ne pas systématiquement tirer des conclusions comme ça« , a-t-il défendu.
Effectivement, l’audience a montré une pression de la partie civile pour amener l’accusé à admettre qu’il avait connaissance du carnaval (et donc à établir une intention homicide). « Attendez, il faut quand même être clair, a poursuivi Me Discepoli. S’il le sait… C’est que donc il a voulu tout cela« , a ironisé l’avocat. « Ça veut dire qu’il se dit, aujourd’hui je vais prendre ma voiture, à la rue des Canadiens, à 5h08 du matin […], il y aura 200 personnes, eh bien moi, je vais y aller pour les tuer. Vraiment, c’est ça qu’on veut entendre ? Qu’on entende ce qu’on veut, mais ce ne sera certainement pas mon point de vue« , a conclu l’avocat.
Le procès va se poursuivre avec les témoignages de Grégory et Nicolas D’Andrea, qui ont perdu leur troisième frère : Frédéric, tué par le véhicule de Paolo Falzone.
Procès Falzone : les témoignages poignants des victimes survivantes
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