
Théo Francken : « Quand le feu devient vert, on y va » pour Primula en Ormuz
Près d’un cinquième du pétrole transporté dans le monde transite par le détroit d’Ormuz, situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman. Le chasseur de mines belge Primula a quitté la base navale de Zeebrugge pour mettre le cap sur la Méditerranée, le jeudi 28 mai 2026, dans le cadre d’une opération de l’OTAN.
Le détroit d’Ormuz est un point crucial pour le commerce mondial, avec près d’un cinquième du pétrole transporté dans le monde qui passe par ce passage stratégique entre le golfe Persique et le golfe d’Oman.
Face à des tensions persistantes au Moyen-Orient, plusieurs pays alliés envisagent de renforcer la sécurité de la région pour assurer la liberté de navigation et éviter tout incident pouvant impacter les approvisionnements énergétiques mondiaux.
La Belgique pourrait participer à cette initiative.
Interrogé sur le potentiel engagement du chasseur de mines belge *Primula*, Théo Francken a été clair : « Absolument. Nous sommes prêts pour y aller. »
Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été prise. Le ministre a expliqué que les discussions continuent entre les différents partenaires impliqués dans cette mission future. « Il y a une coalition de volontaires. C’est sous la présidence de la France et de la Grande-Bretagne. »
À Paris, lors du Salon mondial de la Défense et de la Sécurité, Théo Francken a évoqué ce sujet avec son homologue française, qui lui a indiqué qu’il fallait attendre quelques jours, car la situation n’était pas encore clarifiée et que rien n’était encore signé.
« Dès que le feu devient vert, on y va », a déclaré le ministre, ajoutant que plusieurs consultations diplomatiques et militaires étaient en cours avant qu’une décision finale puisse être prise. Si le cadre politique est approuvé, la Belgique est prête à agir rapidement, et le ministre a affirmé que les moyens belges seraient disponibles.
Le *Primula*, récemment mis en service au sein de la composante marine, fait partie d’une nouvelle génération de chasseurs de mines développés dans le cadre d’un programme belgo-néerlandais de remplacement des capacités de lutte contre les mines marines. Ces navires sont conçus pour opérer dans des zones sensibles, où la sécurisation des routes maritimes est essentielle.
D’autre part, la contribution belge pourrait ne pas se limiter au *Primula*.
Concernant le déploiement d’autres moyens, Théo Francken a confirmé que plusieurs options étaient à l’étude. « Les capacités marines, c’est clair. Oui, ce sont des capacités marines. On a encore d’autres possibilités. » Cependant, le ministre a choisi de ne pas entrer dans les détails, indiquant qu’une décision éventuelle devrait être présentée au Conseil des ministres, puis au Parlement. « Je vais me rendre au Conseil des ministres quand il y a une décision et je vais aussi aller au Parlement. »
Dans un contexte international toujours marqué par les tensions au Moyen-Orient, la Belgique se tient donc prête à participer à une éventuelle mission multinationale de sécurisation de l’une des routes maritimes les plus stratégiques du monde.
