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Scrutin test en Arménie, vers l’Occident, déplaît à la Russie

L’Arménie et la Russie sont officiellement toujours alliées, mais l’Arménie multiplie les reproches envers Moscou depuis la reprise par la force par l’Azerbaïdjan de l’enclave du Karabakh. Nikol Pachinian, ancien journaliste âgé de 51 ans, a présenté ce scrutin comme un choix entre une paix durable, quoique controversée, avec Bakou, et un retour à la guerre.


L’Arménie et la Russie, qui partagent deux siècles d’histoire au sein de l’empire russe puis de l’Union soviétique, sont officiellement toujours alliées. Cependant, depuis la reprise par la force de l’enclave du Karabakh par l’Azerbaïdjan, que la Russie n’a pas empêchée, l’Arménie exprime de plus en plus de reproches envers Moscou et se tourne vers l’Union européenne et les États-Unis.

À la fin du mois de mai, le président américain Donald Trump a exprimé son soutien « complet et total » à Nikol Pachinian. En revanche, la Russie a averti ouvertement l’Arménie, en rappelant que le rapprochement de l’Ukraine avec l’Union européenne avait été à l’origine des problèmes rencontrés par ce pays, qui fait face à l’armée russe depuis février 2022.

En dehors de la relation avec Moscou, le scrutin de dimanche survient après des années de profonds bouleversements en Arménie, depuis l’arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian à l’issue de manifestations en 2018.

Ce petit pays à majorité chrétienne du Caucase est encore sous le choc de sa défaite militaire contre l’Azerbaïdjan, un ennemi turcophone, en 2020, ainsi que de la perte du Karabakh en 2023, événement qui a conduit à l’exode de dizaines de milliers d’Arméniens de ce territoire montagneux, disputé depuis des décennies.

Nikol Pachinian, ancien journaliste âgé de 51 ans, a présenté ce scrutin comme un choix entre une paix durable, bien que controversée, avec Bakou, et un retour à la guerre.