
RDC : l’opposition refuse le dialogue national proposé par Tshisekedi
Jeudi, Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé les modalités d’un dialogue national lors d’une allocution à la nation. Ce processus vise à rétablir la paix dans un pays marqué par des crises successives. Toutefois, le groupe armé M23, qui a pris le contrôle de vastes territoires dans l’est du pays avec l’appui de Kigali, ne sera pas inclus dans ces discussions.
Une frange de l’opposition, qui réclame depuis longtemps un dialogue national, insiste pour que des représentants du M23 ainsi que de l’ancien président Joseph Kabila, condamné par contumace à mort en septembre 2025 pour « complicité » avec ce groupe armé, soient intégrés aux pourparlers.
Parallèlement, l’opposition politique congolaise s’oppose fermement à un projet de modification constitutionnelle proposé par la majorité au pouvoir. Ce changement pourrait permettre à Tshisekedi, réélu en 2023 après un premier mandat débuté en 2019, de se présenter pour un troisième mandat à l’issue d’un référendum.
La coalition des principaux partis d’opposition, Article 64 (C64), a exprimé son rejet catégorique de ces « consultations populaires » qu’elle considère comme une substitution inacceptable au dialogue national inclusif. Dans un communiqué publié vendredi, la C64 a également renouvelé son appel à une marche nationale prévue pour le 15 septembre. Cette mobilisation fait suite à la répression violente d’un rassemblement de l’opposition à Kinshasa le 12 juin, qui visait à s’opposer à la réforme constitutionnelle.
