
Que va-t-il se passer dans les écoles ? Agir sur les examens ?
Le décret-programme 2, adopté dans la nuit du 4 au 5 juin en session plénière du parlement de la FWB, vise à réaliser des économies de 500 millions en 4 ans et cible prioritairement l’enseignement. Le collectif Mars Attacks appelle les écoles à annuler les épreuves du CESS et du CE1D, ou, si elles se déroulent, à ne pas transmettre les résultats.
Il est synonyme d’économies (500 millions en 4 ans) et cible avant tout l’enseignement, qui représente la majorité du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce décret est contesté depuis des mois par des enseignants mécontents.
Établi pendant la nuit du 4 au 5 juin lors d’une session plénière du parlement de la FWB, le décret-programme 2 continue à susciter des réactions dans le monde éducatif, même en période d’examens. Le collectif Mars attacks fait partie des opposants actifs à cette mesure.
### Les écoles et la real politik
Les directions des établissements scolaires adoptent une approche de « real politik ». Face à l’incertitude, il est nécessaire de s’adapter. Ainsi, les modalités des examens internes varient : certaines écoles choisissent de les supprimer, d’autres de les maintenir, et certaines proposent des examens selon les performances des élèves. Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE), le plus grand pouvoir organisateur, communique officiellement sur l’intérêt des élèves.
### Une voix claire : André Grenier
André Grenier, Administrateur général de WBE, appelle à une orientation solution pour les élèves. Il déclare : « Il est hors de question pour nous que l’élève soit victime de quelconques actions de grève. » Grenier précise que les écoles peu perturbées doivent organiser les examens normalement, tandis que celles qui ont subi des perturbations doivent appliquer des solutions hybrides. Dans les établissements très perturbés, comme en province de Liège, les examens ne seront pas organisés.
Les examens externes (CEB, CE1D, CESS), régis par décret, doivent être maintenus, selon la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, même si le mouvement de grève a affecté les révisions.
### Des profs au bord de la crise de nerfs
Dans l’établissement de Quentin, professeur et membre de Mars attacks, les examens internes ne seront pas tenus. Il évoque une tension croissante et déclare se sentir « fatigué, dépité, triste », ajoutant que « nous ne sommes pas assez entendus » et exprimant un sentiment de « colère ».
Quentin ressent une grande tristesse pour les élèves et l’avenir incertain qu’on leur prépare. Selon lui, le moral est en berne et les actions de protestation continueront à croître.
### Un appel à l’action
Les enseignants prévoient des actions syndicales, comme des grèves, jusqu’au 10 juillet. Les reproches envers le décret sont nombreux, notamment le manque de consultation et l’impact néfaste sur l’avenir des jeunes. Quentin conclut que la colère est profonde et appelle les établissements à annuler les épreuves du CESS et du CE1D.
### Trêve ou action ?
Alors que certains enseignants choisissent de se mobiliser, des actions syndicales se profilent. La colère des enseignants pourrait mener à des complications organisationnelles pour les examens. Le risque est réel que des élèves se retrouvent sans professeur le jour J.
### Improvisation nécessaire
André Grenier souligne qu’en cas d’impossibilité d’organiser les examens internes, les décisions seront prises en faveur des élèves, selon les résultats de l’année scolaire. Pour les épreuves externes, les conseils de classe décideront, prenant en compte les circonstances précises.
L’avenir à court terme et le sort des jeunes se heurtent aux préoccupations plus larges du monde de l’éducation, chacun essayant de conserver ce qui peut l’être dans cette période de turbulence.
