
France : les ossements découverts dans le Tarn appartiennent à Delphine Jubillar
Les analyses ADN réalisées par l’IRCGN ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent à ceux de Delphine Aussaguel. Le mari de cette infirmière disparue en décembre 2020 a reconnu être à l’origine de sa mort et a indiqué où il avait caché le corps.
« Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel », a déclaré Nicolas Jacquet. Une source proche de l’enquête avait confirmé à l’AFP cette information.
Après cinq ans et demi de silences et de dénégations, le mari de cette infirmière disparue en décembre 2020 a provoqué un bouleversement judiciaire en reconnaissant, d’abord dans un courrier puis face aux enquêteurs, « être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel », selon ses avocats Mes Guy et Pierre Debuisson.
Il a ensuite indiqué où il avait caché le corps, resté introuvable toutes ces années, et l’absence de celui-ci a été un point central des débats lors de son procès de première instance, au terme duquel il a néanmoins été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025.
C’est grâce à ces renseignements que des fouilles ont eu lieu jeudi, dans un petit périmètre du village de Mailhoc (Tarn), bouclé par une centaine de gendarmes à une dizaine de kilomètres du domicile du couple, et ont permis de découvrir des ossements dans un champ en bordure d’un bois.
Ces fragments, qui proviennent du bas du corps de la disparue selon une source proche de l’enquête, ont été immédiatement envoyés au laboratoire de l’IRCGN à Pontoise, en région parisienne. Les autres fragments du corps de l’infirmière de 33 ans ont probablement été éparpillés de manière accidentelle lors de travaux agricoles.
