Belgique

Pisa 2025 : Valérie Glatigny déclare « Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’être les ‘moins mauvais' »

La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny (MR), a réagi aux résultats de l’étude PISA 2025, soulignant que bien que la Fédération Wallonie-Bruxelles ait enregistré une baisse moins marquée que d’autres systèmes éducatifs, cela ne constitue pas une raison de se réjouir. Elle a insisté sur le fait que ces résultats demeurent insatisfaisants et ne doivent pas être interprétés à travers le prisme d’une moyenne internationale en déclin.

« Ne cachons pas la poussière sous le tapis : ce ne sont pas de bons résultats », a déclaré la ministre, qui dirige l’enseignement obligatoire depuis deux ans. Elle a ajouté : « Certes, nous baissons moins vite que d’autres systèmes éducatifs et nous atteignons désormais la moyenne de l’OCDE en sciences, mais je refuse que l’on définisse le progrès par le bas. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’être les ‘moins mauvais' ».

Les résultats de l’enquête PISA 2025 mettent en lumière les performances médiocres de l’enseignement francophone belge par rapport à d’autres pays développés. Bien que les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles se situent autour de la moyenne de l’OCDE dans les domaines évalués – sciences, mathématiques et lecture – la ministre a souligné une tendance inquiétante : depuis 2018, les résultats ont chuté de 28 points en mathématiques, de 15 points en lecture et de 3 points en sciences.

Glatigny a précisé que cette apparente stabilisation doit être interprétée avec prudence, car elle résulte davantage d’une baisse générale des performances des autres pays que d’une amélioration des résultats en Fédération Wallonie-Bruxelles. « L’objectif ne peut dès lors pas être de se satisfaire de cette apparente stabilité. Il doit être de faire progresser durablement notre système éducatif, en regardant vers les systèmes qui obtiennent les meilleurs résultats pour tirer l’ensemble de notre enseignement vers le haut », a-t-elle déclaré. Ces résultats renforcent selon elle la nécessité des réformes déjà mises en place par le gouvernement, visant à améliorer les apprentissages fondamentaux et à rehausser les exigences.

Pour renforcer ces apprentissages, la ministre a évoqué plusieurs mesures mises en œuvre cette année, telles que l’introduction du test CLÉ (Calculer, Lire, Écrire) en 4e primaire, le soutien personnalisé en 1re secondaire, l’ajout d’une heure de mathématiques en 1re secondaire, ainsi que l’augmentation à 60 % du seuil de réussite pour les épreuves certificatives externes (CEB, CE1D, CESS). D’autres initiatives incluent la lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire, ainsi que l’interdiction des téléphones portables à l’école.

« Pendant trop longtemps, parler d’exigence, d’effort ou de discipline a parfois été considéré comme dépassé. L’enquête PISA nous rappelle pourtant une évidence : on n’améliorera pas les apprentissages sans travailler aussi sur les conditions dans lesquelles ils ont lieu. Je veux une école qui accompagne, mais aussi une école qui exige et qui tire nos élèves et notre enseignement vers le haut », a conclu la ministre.