
Niveaux des cours d’eau au plus bas : risques pour faune, flore et humains ?
« On arrive au point critique. Ça devient compliqué. » Au bord de la Vesdre, Joëlle Stassart observe avec une grande inquiétude le niveau de l’eau. En tant que responsable communication du Contrat de Rivière de la Vesdre, elle est habituée aux périodes de sécheresse. Cependant, cette fois-ci, les niveaux constatés sont exceptionnellement bas.
Partout dans le pays, le constat est identique. Sur l’Escaut, en province de Hainaut, la surface de l’eau est entièrement recouverte d’algues vertes. Bien que la situation ne soit pas catastrophique, elle pourrait rapidement se détériorer pour les poissons, qui risquent de manquer d’oxygène sous cette épaisse couche d’algues.
Un niveau d’eau réduit entraîne également des températures plus élevées, favorisant ainsi la prolifération de cyanobactéries. « Ce sont des organismes millénaires qui peuvent être extrêmement dangereux », avertit Fabrice Breyne, agent forestier au triage piscicole de Tournai pour la Région wallonne. Bien que le risque pour les humains reste modéré, il est conseillé d’éviter que les chiens ne boivent de l’eau dans ces conditions.
Un autre risque est celui de la pollution de l’eau. « Dans la Vesdre et ses affluents, toutes les maisons ne sont pas encore raccordées à des collecteurs. Il y a donc des rejets domestiques de lave-vaisselle, d’éviers, mais aussi des chasses, des toilettes ou des douches », explique Joëlle Stassart. « Et comme le niveau est bas, ça ne se dilue pas. »
La meilleure précaution à prendre est de bien se laver après toute baignade, tant pour les adultes que pour les enfants ou les animaux.
Enfin, la végétation en bord de rivière subit également les effets de la sécheresse. « Si le niveau descend, elle va aussi commencer à souffrir », s’inquiète Joëlle Stassart.
