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Les Etats-Unis et le Venezuela concluent un accord pétrolier « historique »

Le gouvernement vénézuélien a annoncé la signature d’un accord pétrolier jugé « historique » avec les États-Unis, une initiative saluée par la ministre de l’Énergie, Mme Rodriguez, qui a exprimé sa gratitude envers Donald Trump dans un message sur les réseaux sociaux. Cet accord vise à développer 17 champs pétroliers stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils, et prévoit un investissement supérieur à 100 milliards de dollars, générant plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l’État vénézuélien.

Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a également commenté cette collaboration, affirmant qu’elle pourrait créer des milliers d’emplois bien rémunérés et contribuer à la relance de l’économie du Venezuela. Il a confirmé que près de 100 milliards de dollars d’investissements privés sont attendus dans le pays.

Le Venezuela, qui détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde avec plus de 303 milliards de barils, peine cependant à augmenter sa production. Dans ce contexte, les États-Unis font face à une situation délicate, les stocks stratégiques de pétrole étant à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

Pour répondre aux perturbations d’approvisionnement et à l’augmentation des prix du brut, Washington a décidé de libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions de la réserve stratégique, qui était en place fin février.

Donald Trump a qualifié cet accord de « transaction historique« , promettant qu’il permettra de « réduire considérablement le prix de l’essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années« . Il a également assuré que cet engagement « ne coûtera rien aux contribuables américains« .

Cependant, Jorge R. Pinon, chercheur à l’Energy Institute de l’Université du Texas à Austin, a mis en garde contre de potentielles « zones d’ombre » concernant cet accord, notamment le risque qu’un futur gouvernement vénézuélien modifie les règles en vigueur, ce qui pourrait compromettre l’accord signé.