
Enlevé en Colombie, soldat de la Légion étrangère : pas de rançon demandée selon l’armée.
La situation est préoccupante pour la famille de José Olger Melo Charry, soldat de la Légion étrangère française, qui n’a plus de nouvelles depuis plus de trois semaines. Enlevé en Colombie le 6 août, il n’a reçu ni demande de rançon ni signe de vie de ses ravisseurs, comme l’a confirmé un responsable militaire colombien vendredi.
Le caporal, âgé d’une trentaine d’années, avait atterri en Colombie la veille de son enlèvement alors qu’il circulait dans le département de Nariño, au sud-ouest du pays. Il était accompagné d’une femme, également enlevée, mais qui a été libérée quelques heures plus tard, selon les déclarations du colonel Mauricio Osorio, responsable d’une division anti-enlèvement. Ce dernier a ajouté qu’aucune opération militaire n’était actuellement prévue pour le secourir.
Les ravisseurs sont supposés être des dissidents de l’ancienne guérilla des Farc, qui ont refusé de signer l’accord de paix de 2016 avec le gouvernement colombien. D’après les informations, ils auraient ciblé Melo Charry après avoir découvert son appartenance à la Légion étrangère. L’armée colombienne pense qu’il pourrait être retenu avec d’autres militaires colombiens dans les Andes.
Le ministère français des Armées a précisé que José Olger Melo Charry ne possédait pas la nationalité française. Sa permission lui permettait de rester sur le territoire métropolitain, mais ne couvrait pas un voyage en Colombie.
L’enlèvement est attribué à un groupe dirigé par Ivan Mordisco, considéré comme le guérillero le plus recherché du pays. Les groupes armés en Colombie, souvent impliqués dans le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale, utilisent les enlèvements comme moyen d’extorsion ou de pression sur les autorités.
Depuis son entrée en fonction début août, le président Abelardo de la Espriella, qui prône une ligne dure, a mis en place une politique agressive contre les guérillas et les narcotrafiquants, bénéficiant du soutien des États-Unis.
