
Les États-Unis bombardent l’Iran après la mort de deux soldats, l’armée iranienne attaque le Koweït.
Au cours de la huitième nuit consécutive de frappes, les États-Unis ont visé des sites militaires et « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet », selon le Commandement de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom). Selon un bilan du ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin.
Au cours de la huitième nuit consécutive de frappes, les États-Unis ont ciblé des installations militaires et les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, accusées d’avoir attaqué des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet, selon un communiqué du Commandement de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom).
Les agences de presse iraniennes Mehr et Tasnim ont signalé des frappes américaines à Sirik, un port situé face au détroit d’Ormuz, dans le sud de l’Iran. De son côté, l’agence officielle Irna a évoqué une « attaque militaire ennemie américaine près d’Hajiabad », toujours dans la province d’Hormozgan.
L’Iran a également déclaré que les États-Unis avaient frappé une centrale nucléaire en construction dans le sud-ouest du pays.
Samedi, le Centcom a annoncé la mort de deux militaires américains, les premiers décès depuis le début des hostilités le 7 juillet, ainsi que la disparition d’un troisième, suite à des « attaques de missiles et drones iraniens » intervenues vendredi en Jordanie. Le bilan des militaires américains tués depuis le début de la guerre, en février, atteint désormais 16. Les hostilités connaissent une intensité sans précédent depuis le cessez-le-feu signé en avril pour mettre un terme à la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran le 28 février.
En réponse aux frappes américaines, l’armée iranienne a annoncé dimanche avoir utilisé des drones explosifs contre deux bases militaires au Koweït, selon la télévision d’État. Les forces iraniennes ont « lancé des attaques de grande ampleur avec des drones suicides contre un dépôt de munitions des forces armées américaines à Camp Udairi, ainsi que contre le système radar Patriot et le radar de surveillance aérienne de la base aérienne Ali Al-Salem, au Koweït », a précisé la télévision d’État sur Telegram. Une attaque iranienne contre une usine de production d’eau et d’électricité a également causé un incendie sur le site, selon les autorités koweïtiennes.
Le général Ali Abdollahi, commandant de l’armée, a averti que toute attaque américaine rencontrerait « une riposte décisive et dévastatrice de la part des combattants fidèles, courageux et puissants des Forces armées iraniennes. Nous leur infligerons des coûts encore plus élevés » qu’auparavant.
« Maintenant que l’ennemi américain cherche à inciter à la guerre […], il doit savoir que la chère nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à lui offrir », a déclaré le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit relayé samedi par la télévision d’État. Il a aussi noté que « la violation répétée » du protocole d’accord signé le 17 juin avait encore démontré que la signature du président américain était « sans valeur ». D’après le ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont causé au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin.
