
Les bénévoles ne sont pas interchangeables pour la réussite des festivals.
Le festival La Semo à Enghien a battu un record d’affluence avec 53.000 festivaliers accueillis le week-end dernier. À Rongy, le So W’Happy Festival a également établi un record d’affluence avec 70.000 festivaliers, fonctionnant uniquement avec des bénévoles.
Le festival La Semo à Enghien a établi un nouveau record de fréquentation avec 53 000 festivaliers présents le week-end dernier. Pour assurer l’événement dans les meilleures conditions et à moindre coût, l’organisation s’appuie sur un millier de bénévoles.
En amont, 15 employés et 100 bénévoles se mobilisent pour la préparation. « Sans eux, LaSemo n’aurait pas le même visage, la même âme », admet Samuel Chappel, directeur du festival.
À Dour, des milliers de bénévoles apportent leur aide sur les parkings, dans les bars ou pour gérer les toilettes. En retour, ils reçoivent un pass pour le festival, leur permettant d’assister à des concerts et de faire la fête pendant leurs temps libres. Cette particularité locale permet également à ces bénévoles de faire gagner de l’argent à leur association. « Ça permet d’avoir beaucoup de volontaires, parce qu’il faut énormément de monde pour faire tourner Dour. C’est du donnant-donnant », explique Sophie du Trieu, responsable des ressources humaines pour l’ASBL Dour en action, coorganisatrice du festival. Environ cinquante clubs de la région envoient des bénévoles à Dour, qui sont défrayés entre 200 et 10 000 euros.
À Rongy, le So W’Happy Festival, qui a également battu un record avec 70 000 festivaliers, fonctionne uniquement avec des bénévoles. Montage, démontage, bars, animations… tous les postes sont pris en charge par des bénévoles. Ce soutien leur permet d’accéder à des entrées, des repas et des tickets boissons pour le festival de musique électronique de Wallonie picarde. Les coordinateurs répartissent les responsabilités selon leurs compétences et leur métier. « Moi, par exemple, je suis infirmier aux urgences et je gère les secours », précise Antonin Banden Broeck. « Un collègue ingénieur gère les machines et les infrastructures, et des électriciens s’occupent de l’électricité. »
