
Le nombre de demandes de nationalité belge divisé par deux, prix multiplié par sept.
Avant la réforme du 29 juillet 2025, environ 4 000 paiements de ce droit étaient enregistrés chaque mois. Depuis son application, la moyenne a chuté à un peu moins de 2 000, avec 1 944 paiements entre août 2025 et fin juillet 2026.
Au cours des six premiers mois de 2026, 12 241 paiements ont été enregistrés, alors qu’ils étaient 24 066 durant la même période de 2024, dernière année civile avant la réforme.
Les données montrent également une ruée avant l’échéance. Le projet de loi annonçait une entrée en vigueur au 1er juillet 2025 : en juin, 10 988 paiements ont été enregistrés, près du triple d’un mois ordinaire. En juillet, ce chiffre était encore de 5 956.
La chute a été brutale en août 2025, premier mois au nouveau tarif, avec seulement 1 297 paiements.
Les recettes, quant à elles, ont plus que doublé. Le tarif ayant été multiplié par près de sept, cette hausse a largement compensé la baisse du nombre de demandes. Les recettes sont passées de 7,2 millions d’euros en 2024 à 15,8 millions en 2025, atteignant déjà 14,1 millions au 27 juillet 2026.
Ces données constituent le premier indicateur direct de l’effet de la mesure.
Le droit d’enregistrement est acquitté au moment de l’introduction de la demande et n’est pas remboursé en cas de refus.
Le nombre de personnes devenues belges par déclaration est également en baisse, mais de manière plus lente, car les dossiers prennent du temps à être clôturés. On ne relève que 18 337 dossiers validés depuis le 1er janvier 2026, contre 46 265 dossiers validés en 2025, soit déjà environ 25 % de moins en rythme journalier, selon le SPF Justice.
