Belgique

L’avocat de Paolo Falzone réclame « une peine de 25 ans maximum »

Me Discepoli évoque la solitude de Paolo Falzone, ses capacités intellectuelles limitées et un cadre familial peu propice au développement personnel. À la fin des plaidoiries, Paolo Falzone a pu prendre la parole et a déclaré : « pardon, pardon, pardon. Je m’excuse ».


Pour tenter d’alléger la peine de son client, Me Discepoli évoque la solitude de Paolo Falzone, ses capacités intellectuelles limitées, ainsi qu’un environnement familial peu favorable à son développement. D’après son avocat, seuls sa sœur et lui-même sont présents dans sa vie, et celle-ci est, selon lui, « peut-être la seule en capacité de s’exprimer correctement ». Me Discepoli avance que, finalement, personne ne connaît vraiment Paolo Falzone : « On ne sait rien de lui », affirme l’avocat.

La défense souligne également, tout comme l’avocat général, que la peine doit être prononcée sans prendre en compte une éventuelle libération conditionnelle, qui, comme son nom l’indique, n’est pas garantie.

L’avocat interpelle ensuite les jurés : « Est-ce que la société va y gagner ou va y perdre de prononcer une peine sévère ? ». Il soulève la question des conséquences de la prison sur son client : « Y a-t-il un moyen qu’il en sorte meilleur ? Ou va-t-il en sortir pire qu’il n’y est entré ? ». Selon lui, « il y a des moyens que, pour la société, il en sorte meilleur ».

Par ailleurs, Me Discepoli mentionne une date qui illustre ce qu’une condamnation à 27 ans de prison signifierait. Il demande aux jurés de se projeter en 1999 et de considérer que tout ce qu’ils ont vécu depuis n’a pas existé. Il conclut : « Par une peine comme celle-là, on est plus proche de la vengeance que de la justice ». Il rappelle que son client désire être reconnu responsable : « C’est normal qu’il aille en prison », souligne l’avocat, qui, à la surprise des parties civiles, ne demande pas de circonstances atténuantes et réclame une peine ne dépassant pas 25 ans.

À la fin de ses plaidoiries, Paolo Falzone a eu l’opportunité de s’exprimer et, d’une voix claire, a simplement déclaré : « pardon, pardon, pardon. Je m’excuse ».