Belgique

La revue de presse : Poutine jusqu’au-boutiste, Shein vacille, hommage aux animateurs jeunesse

Dans La Libre, Dorian de Meeus observe que « le maître du Kremlin s’embourbe dans une guerre interminable et pourtant l’homme ne donne aucun signe d’apaisement ou de découragement ». Au contraire, plus le bilan s’alourdit, notamment en pertes humaines, plus il semble déterminé à poursuivre sa conquête.

Actuellement, cette guerre se joue également sur le sol russe, où les drones ukrainiens atteignent les raffineries, les dépôts commerciaux et les infrastructures logistiques. L’économie russe commence à montrer des signes d’essoufflement, et les investissements se font attendre. Cependant, la Russie dispose encore de ressources financières, humaines et militaires.

Dans ce conflit, la Russie utilise des atouts particuliers, ceux d’un régime autoritaire. Poutine n’est pas soumis aux mêmes contraintes qu’un dirigeant démocratique, qui devrait rendre des comptes après quatre ans de guerre et de sacrifices. Non, Poutine impose sa volonté, n’hésitant pas à choisir l’escalade et la fuite en avant.

Il mise sur le temps et l’usure. Pourtant, les Ukrainiens résistent, soutenus par les Européens et portés par leurs innovations technologiques. Ainsi, bien que le rapport de force s’équilibre, l’éditorialiste de La Libre n’est pas rassuré, car un Poutine fragilisé n’est pas nécessairement un Poutine moins dangereux.

L’éditorialiste du Soir, Amandine Cloot, aborde quant à elle « la reine de la fast fashion sous stéroïdes », plus connue sous le nom de Shein. La plateforme chinoise de vente en ligne voit, pour la première fois, son modèle financier vaciller, avec des comptes passés dans le rouge au premier trimestre 2026.

Le consommateur aurait-il tourné le dos à ce modèle d’ultra fast fashion, où 4 700 nouveaux vêtements sont mis en ligne chaque jour ? Non, la crise du pouvoir d’achat est toujours bien présente, et Shein continue de proposer des vêtements moins chers que la plupart de ses concurrents.

La plateforme doit plutôt faire face à de nouvelles législations qui augmentent ses coûts, notamment à travers une taxe sur les colis à bas prix. Ainsi, Shein est-elle sur le déclin ? L’éditorialiste reste réaliste : les effets de ces nouvelles règles seront temporaires, le temps d’ajuster le modèle et de mieux contourner ces contraintes.

C’est donc une occasion manquée. D’autant que cette nouvelle législation ne s’attaque pas au véritable problème, celui de la surproduction de vêtements. Cette industrie est l’une des plus polluantes, responsable de 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Loin de blâmer uniquement Shein, l’éditorialiste rappelle que de grands groupes européens, tels que Zara et H&M, ont également leur part de responsabilité.

Pour conclure sur une note positive, l’édito du Morgen, intitulé « Hommage aux animateurs jeunesse », est signé par la journaliste Ann Van den Broek. Elle reconnaît qu’il est plus courant de lire dans ses colonnes ce qui ne va pas dans le monde. Elle évoque les préoccupations liées au climat, aux décisions politiques incompréhensibles, aux guerres troublantes et à l’omniprésence des smartphones.

Cette maman journaliste, qui vient de déposer sa fille de 7 ans pour une semaine de camp, souhaite mettre les animateurs à l’honneur. Grâce à eux, les parents peuvent travailler cet été, et les enfants se couchent chaque soir épuisés mais heureux.

Elle sourit en recevant une petite photo, où l’on voit les enfants lors d’une de leurs activités, portant les mêmes vêtements que lorsqu’ils ont été déposés, espérant qu’ils ont changé de sous-vêtements, bien que les chances soient minces.

Elle s’incline avec élégance : lorsque viendra enfin le temps des vacances en famille, ce qui continuera de briller dans les yeux des enfants, ce sont les moments vécus en camp ou en colo.