Belgique

La bague des diamantaires anversois à Donald Trump, un pot-de-vin ?

Un cadeau controversé offert à Donald Trump suscite des interrogations au sein du Parti Démocrate américain. Les sénateurs Elizabeth Warren et Richard Blumenthal s’interrogent sur les motivations derrière la remise d’une bague précieuse, qu’ils soupçonnent d’être liée à une tentative d’influence sur la politique tarifaire américaine. Dans un communiqué, Warren souligne que ce don pourrait illustrer comment des entreprises étrangères pourraient obtenir des exemptions douanières en échange de présents somptueux au président.

Les deux sénateurs ont noté un timing troublant : la bague a été remise le 28 juin 2026, et quelques semaines plus tard, le 24 juillet, Trump a décidé d’exempter les diamants naturels européens de nouveaux droits de douane. Ce lien temporel soulève des questions sur une possible corruption, que les sénateurs qualifient de « tentative grotesque ». Ils cherchent à déterminer si des infractions pénales ont été commises dans ce contexte.

Pour obtenir des éclaircissements, Warren et Blumenthal ont adressé une lettre à l’AWDC, l’association des diamantaires d’Anvers, demandant des informations sur les circonstances de la remise de ce cadeau. Ils attendent une réponse avant le 24 août.

De son côté, l’AWDC a réagi par un communiqué le 12 août, affirmant que la bague avait été conçue pour célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. L’organisation précise que ce cadeau est lié à une fête organisée au Parc du Cinquantenaire, soulignant qu’il n’aurait pas eu lieu sans cet événement. Les diamantaires estiment qu’il s’agissait d’une occasion de mettre en avant le savoir-faire belge et de renforcer les relations commerciales entre la Belgique et les États-Unis.

Concernant les accusations de tentative d’influence sur l’administration Trump, l’AWDC rejette toute corrélation entre la bague et les discussions sur les droits de douane. L’organisation rappelle qu’un taux de 0 % avait déjà été garanti pour les diamants de taille européenne avant la remise du cadeau. Les représentants de l’AWDC affirment que l’idée que la bague ait été un paiement pour une faveur commerciale est infondée et ne correspond ni aux faits ni à l’intention initiale du don.