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Ségolène Royal dénonce la « spéculation » énergétique en France, défend Alger.

L’ancienne ministre Ségolène Royal exprime son indignation face à la situation énergétique en France, alors que le pays semble à la traîne par rapport à ses voisins européens. Tandis que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne renforcent leurs liens avec l’Algérie en signant des contrats d’approvisionnement en gaz, Royal dénonce la « spéculation » qui affecte les prix de l’énergie en France.

Dans un contexte marqué par des tensions sur le marché énergétique, la candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2027 a pris la parole pour critiquer la stratégie française. Elle a déclaré : « Scandaleux cette spéculation sur le prix de l’énergie. Et pendant ce temps, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne vont signer des contrats d’approvisionnement en gaz en Algérie pendant que la France subit la spéculation mondialisée. »

Royal ne s’arrête pas là. Elle s’en prend également aux partisans d’une ligne dure vis-à-vis d’Alger, déplorant que « nos dirigeants et certains médias inspirés par le RN […] continuent d’insulter l’Algérie », comme elle l’a écrit sur la plateforme X. Dans un climat diplomatique déjà tendu depuis l’été 2024, elle défend les voix appelant à l’apaisement avec l’Algérie, tout en critiquant ceux qui les accusent d’être des « victimes d’ingérence ».

L’ancienne ministre remet en question les accusations d’ingérence, en s’interrogeant : « L’Algérie fait-elle de l’ingérence au Vatican ? Et donc de l’ingérence en Italie, en Allemagne, en Espagne, et même aux États-Unis ? » Elle souligne que ces pays ne semblent pas préoccupés par de telles considérations, notant qu’ils ont récemment doublé leurs échanges avec l’Algérie et sont ravis de prendre la place des entreprises françaises.

Royal, qui préside l’association France-Algérie, a joué un rôle dans le rétablissement des relations diplomatiques entre Paris et Alger après une crise de près de deux ans. Elle conclut en appelant à un changement de cap dans la diplomatie française, plaidant pour des relations harmonieuses avec tous les voisins, y compris l’Algérie et le Maroc, ainsi qu’avec l’ensemble des pays méditerranéens. Elle critique la politique actuelle, qu’elle qualifie de « diviser pour régner, dans une pulsion néocoloniale toxique d’un autre âge ».