
Juillet 2026 : l’Europe face aux feux « hors-norme » de forêt
Le contraste est saisissant. Cette image nous confronte à une réalité brûlante. Sommes-nous devenus de simples spectateurs d’une planète en dérèglement ? Peut-être pour certains vacanciers, qui ont sorti leurs chapeaux de plage, leurs maillots et leurs couleurs vives comme si de rien n’était. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Face à des vagues de chaleur et des sécheresses répétées qui fragilisent la végétation, entraînant des mégafeux à la moindre étincelle, les services de secours en France et dans toute l’Europe se sont mobilisés. Que dire de la population, qui a suscité une vague de solidarité qui a réchauffé le cœur de nombreux sinistrés.
Ainsi, au Parc des expositions de Bordeaux, dont les alentours ont été fortement ravagés ou menacés par les flammes, un accueil a été organisé pour ces réfugiés d’un nouveau type. Des résidents de stations balnéaires, comme Andernos-les-Bains, y ont trouvé refuge. Cette véritable petite ville, qui accueillait encore mardi environ 750 personnes, fonctionne grâce à 180 bénévoles et 650 agents de la métropole de Bordeaux. L’afflux impressionnant de dons – aliments, jouets, vêtements, ventilateurs, médicaments, produits d’hygiène – a permis d’assurer l’effort sur le long terme.
Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie de forêt a fait rage au-delà d’une crête dans la région des Aspres, le 5 juillet 2026. Des habitants de Millas ont observé la scène depuis la périphérie.
Au même moment, dans la province d’Almeria, en Espagne, un incendie fulgurant a ravagé la région andalouse. Les autorités régionales ont qualifié la situation de « catastrophe sans précédent ». Treize personnes, toutes majeures, y ont perdu la vie : sept Britanniques, trois Belges, une Française, une Américaine et un Espagnol.
Le 10 juillet 2026, des flammes et de la fumée s’élevaient d’un incendie de forêt dans le quartier de Los Gallardos, à Almería, en Espagne. Les opérations d’évacuation et de lutte contre l’incendie se poursuivaient.
En Espagne, un incendie a également sévi dans la province d’Avila, au nord de Madrid. Une infographie intitulée « Incendies de forêt aux alentours de Madrid » a été publiée le 27 juillet 2026, illustrant la gravité de la situation.
Le 28 juillet 2026, à Casillas, un hélicoptère prélevait de l’eau dans une piscine pour lutter contre les feux de forêt.
Les autorités ont mis en place un dispositif exceptionnel d’urgence nationale pour mobiliser plus rapidement des ressources et confier à l’armée la gestion de la crise. En Espagne, cette tâche incombe normalement à la région concernée, mais l’État central à Madrid a repris la main.
Le 28 juillet 2026, un hélicoptère à Casillas, dans la province d’Avila, prélevait de l’eau pour lutter contre les feux de forêt.
Les incendies ont parcouru près de 2200 hectares dans le massif forestier de Seine-et-Marne, marquant un tournant en Île-de-France. Les élus de communes forestières de la région ont jugé indispensable d’amplifier massivement les moyens et les mesures d’anticipation.
Les pompiers ont lutté pendant plusieurs jours contre un incendie dans la forêt de Fontainebleau, mobilisant de nombreux moyens pour éviter les « feux zombies ». Une centaine de pompiers étaient encore mobilisés pour faire face à une reprise de feu.
Les sites d’escalade de la forêt, très prisés, ne pourront pas rouvrir dans un avenir proche. Certains blocs de grès se sont fendus ou ont explosé, et le système racinaire qui les maintenait a été fragilisé.
Les agriculteurs locaux ont rempli un réservoir provisoire utilisé par les hélicoptères de lutte contre les incendies, qui prélèvent de l’eau à l’aide d’un seau suspendu.
Les feux de forêt ont également touché le Portugal, l’Angleterre, l’Écosse, la région de Dijon et le département du Var en France. Les pompiers ont « progressé bien » dans leur lutte contre un incendie dans le Suffolk, qui a ravagé une centaine d’hectares.
En Sicile, les pompiers italiens ont dû faire face à de nombreux feux de forêts et de végétation, exacerbés par des températures supérieures à 40 °C et des rafales de vent chaud. Des incendies en Haute-Corse ont également parcouru environ 150 hectares, nécessitant la fermeture d’une portion du GR20 et l’évacuation de deux cents randonneurs.
Le changement climatique d’origine humaine a rendu les conditions propices aux incendies extrêmes deux fois plus probables en France qu’à l’époque préindustrielle, et six fois plus en Espagne, selon des scientifiques du groupe World Weather.
L’incendie dans la région de l’Evros, en Grèce, reste le plus vaste feu recensé par Effis dans l’Union européenne depuis 2016 avec plus de 96.000 hectares brûlés.
Les pompiers et les habitants s’efforcent de maîtriser un incendie de forêt dans le district de Cine, à Aydin, en Turquie. Des braises encore incandescentes sur un tronc d’arbre témoignent des efforts continus pour éteindre l’incendie près du village d’Agia Paraskevi, en Crète.
Les incendies continuent de ravager les îles touristiques de Paros et Andros, tandis que la situation s’améliore lentement. Les pompiers grecs notent une amélioration, mais les conditions restent critiques dans certaines régions.
