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« Independence Day : 250 ans des Etats-Unis, défilé annulé à cause de la chaleur »

À Washington, jusqu’à plus de 38 °C sont annoncés samedi, et la chaleur ressentie devrait atteindre près de 43 °C. Un récent sondage de l’université Quinnipiac montre que 61 % des Américains estiment que les Etats-Unis ne sont pas à la hauteur des idéaux énoncés dans la Déclaration d’indépendance de 1776.

Méga feu d’artifice et playlist de Trump

Un couple observe depuis un quai le défilé de navires « Sail4th 250 » dans le port de New York, organisé à l'occasion du 250e anniversaire des États-Unis, le jour de la Fête de l'Indépendance, le 4 juillet 2026.

A Washington, des températures dépassant 38 °C sont attendues samedi et, en raison d’un taux d’humidité élevé, la température ressentie pourrait atteindre près de 43 °C. Le défilé traditionnel du 4 juillet prévu le matin a été annulé à cause de ce risque de chaleur extrême. Cette chaleur n’empêche cependant pas le président américain de faire de cet anniversaire des États-Unis une occasion de se mettre en avant.

Donald Trump doit tenir samedi soir (à partir de 01h45 GMT dimanche) un meeting politique sur l’immense esplanade du National Mall, en plein cœur de Washington, avant le feu d’artifice qu’il défend comme étant le plus grand au monde – avec 850 000 fusées tirées pendant 40 minutes ! Il a promis « un discours vraiment long » malgré les conditions climatiques, ainsi que des survols d’avions et des fanfares militaires qui interpréteront des morceaux patriotiques et classiques, ainsi que sa « playlist« .

Fête nationale américaine : bateaux devant la statue de la Liberté à New York (4 juillet 2026)

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« Privilège »

Patrick Thompson, un enseignant d’Alexandria, près de la capitale, a déclaré à l’AFP qu’il fêtait l’anniversaire national avec un barbecue traditionnel en famille, tout en ne souhaitant pas emmener ses deux adolescents aux cérémonies officielles à Washington. « C’est super de vivre ce 250e anniversaire« , a-t-il indiqué, mais « pourquoi cela doit-il porter l’empreinte de Trump ?« . À l’opposé, Loselie Weber, arrivée aux États-Unis à l’âge de 7 ans, a fait le déplacement spécialement depuis le Texas. « Je suis très reconnaissante d’avoir eu le privilège de vivre ici et pour les libertés que cela m’a données.« , a-t-elle affirmé.

Des drapeaux américains sont plantés dans le sol devant une banderole à l’effigie du président américain Donald Trump, accrochée au bâtiment du ministère américain du Travail, en prévision des festivités du 4 juillet, le 3 juillet 2026, à Washington, DC. © Getty

« Menace communiste » pour Trump

A la veille des célébrations du 4 juillet, Donald Trump a affirmé, au pied du Mont Rushmore, que l’identité américaine est confrontée à une « nouvelle offensive » de la part de « radicaux et d’extrémistes ». Lors d’un discours très patriotique, il a loué le « miracle » américain et a remercié quatre de ses prédécesseurs, leurs visages sculptés dans la roche étant visibles derrière lui – George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt. Il a également tiré la sonnette d’alarme sur « une résurgence de la menace communiste sur notre sol« .

Cette rhétorique s’inscrit dans le cadre des élections cruciales de mi-mandat prévues en novembre, alors que des candidats de l’aile gauche du Parti démocrate remportent régulièrement des primaires. Les républicains craignent que la baisse de popularité du président nuise à leur contrôle du Congrès.

Donald Trump au pied du Mont Rushmore, le 3 juillet 2026 © – AFP

Réactions du pape et du roi Charles

Léon XIV, premier pape américain, qui a souvent critiqué la politique de Donald Trump sur l’immigration, a envoyé un message de « félicitations à tous les Américains« , saluant « les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l’histoire de ce pays depuis son tout début« . Le roi Charles III a déclaré samedi avoir « aucun doute » sur la continuation des « valeurs communes » entre le Royaume-Uni et les États-Unis, dans un message publié pour l’occasion.

Dans d’autres villes, New York a prévu un défilé de voiliers, tandis qu’à Philadelphie, d’importantes files d’attente se sont formées très tôt devant la célèbre « Cloche de la liberté » et l’Independence Hall, site de la signature de la Déclaration d’indépendance. Des concerts se déroulent également de Boston à Los Angeles.

Alors que le pays se souvient de 250 ans de triomphes et de tragédies, notamment d’esclavage et de liberté, de guerre civile et de guerres mondiales, un sondage récent de l’université Quinnipiac révèle que 61 % des Américains estiment que le pays ne respecte pas les idéaux énoncés dans la Déclaration d’indépendance de 1776. Alonzo Coby, architecte et membre de la tribu amérindienne Shoshone-Bannock, rencontré par l’AFP à Blackfoot, dans l’Idaho (nord-ouest), s’est dit « content de célébrer cet événement avec les États-Unis« , mais a ajouté : « Mais je veux que les gens se souviennent que les Amérindiens sont présents ici depuis bien plus longtemps que 250 ans.« 

Hélicoptères survolent le One World Trade Center, également appelé Freedom Tower, avant le défilé naval « Sail4th 250 » organisé dans le port de New York à l’occasion du 250e anniversaire des États-Unis, le jour de la Fête de l’Indépendance, le 4 juillet © ANGELA WEISS / AFP