Guerre au Moyen-Orient : l’Iran ne reprend pas les négociations avec les États-Unis.
La décision, selon l’agence d’État iranienne, a été prise à cause des « crimes » commis par Israël au Liban et des violations du cessez-le-feu conclu le 8 avril. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence lundi, à la demande de la France.
Selon l’agence d’État iranienne, cette décision a été prise en raison des « crimes » perpétrés par Israël « qui continuent à se produire » au Liban, ainsi que des violations « sur tous les fronts » du cessez-le-feu établi le 8 avril par les autorités iraniennes et américaines. L’agence Tasnim spécifie que « L’équipe de négociations iranienne suspend donc le dialogue et les échanges de textes via les médiateurs« .
Téhéran a également réaffirmé que tout accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient dépendait d’un cessez-le-feu au Liban, qui a été entraîné dans le conflit régional depuis le 2 mars, et où une trêve est censée être en vigueur depuis le 17 avril.
Israël a donné l’ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth après une intensification des hostilités dans le sud du Liban le week-end dernier, marquée par la capture de la forteresse de Beaufort par l’armée israélienne. Cette opération représente l’incursion militaire israélienne la plus profonde au Liban en 26 ans.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a ordonné à l’armée de cibler « des cibles terroristes » dans la banlieue sud de la capitale libanaise. Il a justifié sa demande par des « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah et par des attaques visant les « villes et citoyens » de son pays.
Le Hezbollah, allié à l’Iran, a participé au conflit au Moyen-Orient en tirant des roquettes et en utilisant des drones contre Israël le 2 mars, peu après le déclenchement des frappes israélo-américaines le 28 février. Israël a alors commencé à éloigner le Hezbollah de sa frontière nord.
À la demande de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence lundi, le président Emmanuel Macron considérant que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban« . L’Union européenne a également appelé Israël, qui s’était retiré du Liban en 2000 après 18 ans d’occupation, à cesser son « escalade militaire« .

