Belgique

Grève des services publics lundi 12 octobre : forte mobilisation contre les économies annoncées

La journée de mobilisation du lundi 12 octobre a touché une large partie des services publics en Belgique, avec des actions et des grèves dans les transports, l’audiovisuel public, l’enseignement, les prisons, les hôpitaux et la collecte des déchets. Cette contestation vise surtout les économies annoncées par les autorités fédérales et régionales, dans un contexte budgétaire tendu qui alimente les inquiétudes sur l’emploi, les conditions de travail et la qualité des services rendus au public.

Une mobilisation portée par la CGSP, avec des formes d’action variables

À l’origine du mouvement, la CGSP, branche services publics de la FGTB, cherche à peser sur les choix budgétaires du gouvernement fédéral. Le syndicat dénonce un sous-financement durable des services publics et redoute de nouvelles coupes. Dans les administrations, il défend aussi le statut des fonctionnaires, les pensions, l’indexation complète des salaires et le droit de grève.

La CSC Services publics n’a pas appelé à une grève générale, mais elle a mené des actions de sensibilisation et lancé une pétition en faveur de services publics jugés « forts ». Dans plusieurs secteurs, des actions communes ont néanmoins eu lieu, notamment à la RTBF et à la VRT.

Des perturbations concrètes dans plusieurs secteurs

Dans les administrations, la CGSP a privilégié des piquets filtrants et des actions de sensibilisation plutôt que des blocages complets. Dans les prisons, le syndicat critique le recours à la réquisition. À Bruxelles, la collecte des déchets a été perturbée et Bruxelles Propreté a prévenu qu’un retour à la normale prendrait plusieurs jours.

Dans les transports, la grève a eu des effets différents selon les réseaux. En Wallonie, Letec a connu de nouvelles perturbations. En Flandre, 39 % des bus et trams de De Lijn ne circulaient pas. À Bruxelles, la Stib annonçait au matin que toutes les lignes de métro et de bus étaient desservies, mais avec des fréquences réduites. Sur le rail, la SNCB a mis en place un service alternatif, avec sept trains IC sur dix, un train L et S sur deux, et peu de trains P.

Le budget au cœur du conflit social

Le mouvement intervient alors que le gouvernement fédéral cherche un effort de 10 milliards d’euros d’ici 2029 pour réduire un déficit supérieur à 5 % du PIB. Les discussions portent surtout sur des réductions de dépenses, notamment dans la santé, et sur une hausse de la TVA, à laquelle le MR s’oppose. Bart De Wever a indiqué qu’aucun accord n’avait encore été trouvé et que le discours budgétaire prévu le 13 octobre ne serait finalement pas prononcé.

Dans l’audiovisuel public, la RTBF doit faire face à un effort complémentaire d’au moins 20 millions d’euros d’ici 2029, en plus du gel de l’indexation de sa dotation. À la VRT, les syndicats estiment que les nouvelles économies pourraient représenter 28 millions d’euros par an à l’horizon 2030 et menacer environ 150 emplois. Dans les soins, les maisons de repos évoquent un manque à gagner de 25 millions d’euros par an si leur financement n’est pas indexé pendant trois ans.

Ce qu’il faut retenir

  • La CGSP a lancé la mobilisation du 12 octobre pour contester les économies annoncées dans les services publics.
  • Les perturbations ont touché les transports, l’audiovisuel public, l’enseignement, les prisons, les hôpitaux et la collecte des déchets.
  • Le conflit s’inscrit dans un débat budgétaire plus large, avec des économies chiffrées à plusieurs niveaux et des discussions encore sans accord au fédéral.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.