Belgique

Gabriel Attal ciblé par « une ingérence en provenance de Russie » en campagne présidentielle en France

Le paysage politique français est de nouveau perturbé par des ingérences extérieures, cette fois-ci en provenance de Russie. Selon des sources proches de Gabriel Attal, le Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale a signalé des tentatives de désinformation visant le candidat à la présidentielle. Viginum, l’agence spécialisée dans la lutte contre les ingérences numériques, a également confirmé avoir repéré une opération de désinformation attribuée au réseau prorusse Matriochka, qui a été jugée « peu visible », avec seulement quelques milliers de vues.

Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large, puisque c’est la troisième fois en quelques jours que des candidats potentiels à la présidentielle française sont ciblés par des campagnes de déstabilisation. Edouard Philippe, le dirigeant du parti Horizons, et Raphaël Glucksmann, représentant de la gauche, ont également été victimes d’attaques similaires orchestrées par le groupe Storm-1516. Ces actions, bien que discrètes, soulignent une stratégie coordonnée visant à influencer le débat politique en France.

Les contenus diffusés sur les réseaux sociaux, notamment sur la plateforme X, ont usurpé l’identité de plusieurs médias français tels que RFI, BFM, et Le Parisien. Parmi les fausses informations relayées, certaines affirmaient que Gabriel Attal présentait « des signes de la maladie de Parkinson » ou qu’il soutenait des politiques favorables aux squatteurs. Ces allégations ont été qualifiées de « campagne de diversion » par des experts, qui soulignent le risque croissant de telles ingérences à l’approche des élections.

L’entourage de Gabriel Attal a établi un lien entre ces attaques et son engagement contre les ingérences russes, ainsi que son soutien à l’Ukraine. Ils prévoient une campagne électorale marquée par une intensité et une manipulation sans précédent. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà alerté, le 8 juillet, sur le risque « très aigu » d’ingérences étrangères lors des prochaines élections, y compris celles de 2028. En réponse à cette menace, le gouvernement a proposé un projet de loi visant à renforcer les sanctions contre la diffusion de fausses informations dans un contexte électoral.