Belgique

Forêt de Fontainebleau : 1200 hectares détruits, deux interpellations.

La forêt de Fontainebleau, inscrite comme une réserve de biosphère par l’ONU, est située à une soixantaine de km de Paris. Un total de 59 personnes ont été interpellées sur l’ensemble de l’Hexagone, dont deux pour la forêt de Fontainebleau pour « des mises à feu volontaires ou accidentelles ».


Mondialement connue des grimpeurs, la forêt de Fontainebleau, située à environ 60 km de Paris, est reconnue comme réserve de biosphère par l’ONU. « L’enjeu aujourd’hui (…) c’est de pouvoir fixer le feu, stopper sa propagation. Le feu est toujours en propagation libre », a déclaré le porte-parole des sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne, le commandant Sylvain Wdowik, lors d’une conférence de presse.

La situation « n’est pas hors de contrôle mais nous venons de faire face (…) à un nouveau départ de feu », a précisé plus tôt le préfet de Seine-et-Marne, Pierre Ory. Le combat contre ce sinistre, déclaré dimanche vers 15 heures, nécessite l’engagement d’avions bombardiers d’eau, une première en Île-de-France.

Deux Canadair ont commencé à pomper de l’eau dans la Seine dès lundi matin pour larguer 6000 litres d’eau toutes les deux minutes sur la forêt en flammes. La veille, deux Dash avaient déjà été déployés pour épandre un retardant, en plus des hélicoptères bombardiers utilisés habituellement.

« Tous les moyens sont mobilisés » pour lutter contre « un incendie d’une ampleur exceptionnelle », a affirmé le président français Emmanuel Macron sur X. Des renforts venus de toute la France étaient en cours d’arrivée. Toutefois, la tâche est compliquée par la configuration escarpée de certaines zones et les petits feux qui apparaissent sporadiquement, a observé un journaliste de l’AFP. Les vents présents soufflent sur les cendres, rendant l’air presque irrespirable, entièrement obstrué par la fumée.

Plus de 1200 hectares de forêt ont été détruits par les flammes. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé lundi soir que 59 personnes avaient été interpellées à travers le pays, dont deux pour l’incendie de Fontainebleau, pour « des mises à feu volontaires ou accidentelles ».

Concernant l’incendie qui a débuté dimanche en fin de journée, le ministre a précisé que « 1200 hectares » avaient été parcourus par « le foyer principal ». « Malheureusement », a-t-il ajouté, « il y a eu un deuxième foyer qui s’est déclenché un peu avant 15 heures, à 5 km du premier, et qui a déjà ravagé une centaine d’hectares ». Les autorités ont averti que ceux responsables de tels sinistres, qu’ils soient intentionnels ou par imprudence, seraient poursuivis pénalement et qu’elles ne laisseraient « rien passer ».

Les fortes chaleurs qui pèsent sur la région parisienne et une bonne partie du pays depuis plusieurs jours augmentent significativement le risque de départs de feux, exacerbés par la sécheresse des sols.