Belgique

Enquête sur l’achat d’anti-drones par la défense belge et Theo Francken après un reportage VRT

Les systèmes anti-drones de la défense achetés fin 2025 pour 50 millions d’euros font l’objet d’une enquête du parquet de Bruxelles pour « entrave aux enchères publiques » et « corruption publique ». Le ministre Théo Francken a affirmé « qu’aucune loi n’a été contournée » dans la procédure d’achat.


Les systèmes anti-drones acquis par la défense en fin 2025 pour 50 millions d’euros font l’objet d’une enquête du parquet de Bruxelles. Selon Het Laatste Nieuws, information confirmée par la RTBF, la justice a ouvert une enquête contre X pour « entrave aux enchères publiques » et « corruption publique ». Cette enquête sera menée par l’Office Central pour la Répression de la Corruption. Le Procureur du Roi a indiqué à la RTBF que le dossier a été ouvert pour vérification à la suite d’un reportage de la VRT.

Dans un reportage de 45 minutes, la VRT a suggéré que l’acquisition de ces systèmes par la défense et Théo Francken était irrégulière. Il est accusé d’avoir acheté ces appareils sans recourir à un marché public classique et d’avoir favorisé une entreprise dont le directeur serait un proche. Pire encore, l’émission sous-entendait que le ministre de la Défense et l’armée auraient créé un climat anxiogène pour permettre l’achat de ce matériel.

Le ministre s’est défendu hier au parlement, affirmant « qu’aucune loi n’a été contournée » dans la procédure d’achat. Il a suivi la procédure d’achat en urgence « procédure que vous connaissez tous », a-t-il déclaré aux parlementaires. Ce vendredi matin, Théo Francken a également annoncé avoir demandé un audit interne sur le service d’achat de la Défense, affirmant « ce n’est pas que je soupçonne que quelque chose de fautif se soit passé, mais on peut toujours apprendre et s’améliorer. Il s’agit finalement de l’argent du contribuable. Et je suis toujours prêt à écouter de bonnes recommandations ».