Drame de Buggenhout : le conducteur avait déjà suscité des plaintes.
Mardi dernier, un minibus scolaire a été percuté par un train sur un passage à niveau de Buggenhout, en Flandre orientale, faisant quatre morts parmi les neuf personnes à bord. La compagnie De Lijn n’a enregistré que deux infractions mineures pour excès de vitesse dans une zone limitée à 30 km/h.
Mardi dernier, un minibus scolaire a été heurté par un train à un passage à niveau à Buggenhout, en Flandre orientale. Le véhicule transportait neuf personnes, dont quatre ont perdu la vie : le conducteur, âgé de 49 ans, l’accompagnatrice Anke, 27 ans, Mohamed Reda, 15 ans, et Arthur, 12 ans.
Bien que les circonstances précises de cet accident tragique fassent toujours l’objet d’une enquête approfondie, la VRT a recueilli plusieurs témoignages préoccupants concernant la conduite du chauffeur. Depuis plusieurs années, des superviseurs de la ligne de bus 137 ont signalé divers problèmes relatifs à son comportement.
« Il s’agit notamment de l’utilisation du téléphone portable, du fait qu’il roulait sur la voie ferrée alors que les barrières étaient déjà baissées, de vitesses excessives et du non-respect de la priorité. Les enfants ne voulaient plus monter dans le bus, certains en ont même vomi », a relaté l’un des superviseurs, souhaitant garder l’anonymat.
Malgré ces signalements, aucune mesure n’a été prise. « On nous a dit qu’il n’y avait pas d’autres chauffeurs disponibles », a ajouté le témoin.
La société responsable du bus a renvoyé les demandes de commentaires vers De Lijn, la société de transport public flamande, qui ne comptabilise que deux infractions mineures pour excès de vitesse dans une zone limitée à 30 km/h. « Nous avons donc de nouveau demandé des éclaircissements complets à la compagnie de bus et nous souhaitons obtenir ces informations », a expliqué De Lijn.
Le parquet de Flandre-Orientale a indiqué que l’enquête était en cours. Le conducteur n’avait pas d’antécédents judiciaires. Les circonstances de l’accident restent à établir.
Lors d’une conférence de presse la semaine précédente, le parquet avait précisé que le chauffeur avait un casier judiciaire vierge. Selon les informations de la VRT, il n’a aucune condamnation à son actif, ni devant le tribunal correctionnel, ni devant le tribunal de police.
Pour l’instant, les circonstances exactes de l’accident restent floues. On ne sait pas si le comportement du conducteur a joué un rôle dans cet événement. Il n’est donc pas possible de se prononcer à ce sujet pour le moment.

