Des centaines d’étudiants à Namur soutiennent leurs professeurs en manifestant.
À l’Athénée Royal François Bovesse, un piquet de grève s’est tenu à l’ouverture des portes, où environ 25% du personnel enseignant était mobilisé, principalement des enseignants plus jeunes et précaires. Une mobilisation spontanée des élèves a vu une centaine d’entre eux se mobiliser en soutien à leurs enseignants, refusant de rentrer et disant : « On ne manifeste pas pour sécher les cours, mais pour les sauver ».
La colère demeure vive chez les enseignants. À l’Athénée Royal François Bovesse, un piquet de grève était établi à l’ouverture des portes. Un petit groupe de professeurs bloquait l’accès à leurs collègues tout en laissant passer les élèves désireux de rejoindre leur classe. « Nous n’allons pas lâcher maintenant. Il reste des recours possibles », a déclaré un enseignant. Un autre a ajouté : « Ici, environ 25% du personnel enseignant est mobilisé. Ce sont surtout les plus jeunes. Les plus précaires. Ceux qui risquent de perdre des heures. »
Parallèlement, une mobilisation spontanée des élèves s’est organisée pour soutenir leurs enseignants. Ils étaient d’abord une centaine à se rassembler et à faire le choix de ne pas entrer en classe. « On ne manifeste pas pour sécher les cours, mais pour les sauver », pouvait-on lire sur une pancarte. Une autre affirmait : « Des profs surchargés. Des élèves épuisés. Un règlement bafoué. Et on devrait se taire ? »
Le nombre d’élèves a rapidement augmenté grâce à l’arrivée de camarades, qui ont scandé « Glatigny, démission ». Après avoir marché dans le centre, ils devaient se rassembler à midi sur la place d’Armes, encadrés par la police.

