
Des centaines d’archives de journaux namurois numérisées et accessibles en ligne
Les archives de la presse namuroise, autrefois inaccessibles, sont désormais à portée de clic. Des titres emblématiques tels que Le Courrier de la Sambre, l’Echo de Sambre et Meuse, l’Eclaireur, l’Opinion libérale et l’Ami de l’Ordre, qui ont marqué l’histoire de la région, peuvent être consultés en ligne grâce à un projet de numérisation mené par la Société archéologique de Namur. Ce travail monumental couvre les exemplaires allant de la création de la Belgique jusqu’à la première guerre mondiale. Les utilisateurs peuvent désormais explorer ces documents historiques via le moteur de recherche dédié accessible à l’adresse suivante : https://journaux-archives.wallonie.be/.
Cette initiative ne se limite pas à la simple mise à disposition de ces journaux. La numérisation permet également de préserver les documents originaux, souvent fragiles. Dominique Allard, président de la Société archéologique de Namur, souligne l’importance de cette démarche : « À chaque fois qu’on les manipule, on risque de les déchirer, on risque de perdre un exemplaire, ici donc, on protège le document en papier. »
Un autre avantage majeur de cette numérisation est la technologie d’océrisation, qui permet la reconnaissance du texte scanné. Cela facilite grandement la recherche d’informations spécifiques. « On rend l’information accessible en ligne immédiatement avec un moteur de recherche qui permet de cibler extrêmement finement la recherche que vous voulez entreprendre. Sur un nom, un nom de famille, sur un lieu ou un nom de rue… Vous avez accès immédiatement à une information telle qu’elle a été publiée dans le journal de l’époque sans devoir vous déplacer », précise Allard.
La numérisation de ces archives est un projet ambitieux, et bien que la première phase soit déjà en ligne, le reste de la collection, plus local, devrait suivre dans un délai de deux à trois ans. Cette mise à jour des ressources historiques offre une opportunité précieuse pour les chercheurs, les historiens et le grand public, permettant à chacun de plonger dans le passé de la région namuroise.
