
Affaire Balogun : Infantino dit à Trump que la FIFA est « indépendante »
Gianni Infantino a clarifié dans un communiqué publié par la FIFA que « les organes judiciaires de la FIFA sont indépendants » et « opèrent de manière autonome ». Il a également expliqué avoir discuté avec Donald Trump sans nier cet échange, précisant que cela arrive souvent dans le cadre de ses conversations au sujet de la Coupe du monde.
« Les organes judiciaires de la FIFA sont indépendants », a précisé Gianni Infantino dans un communiqué diffusé par la FIFA sur X, lundi. « Ils opèrent de manière autonome, appliquent le code disciplinaire de la FIFA, et jugent des affaires sur la base des règlements d’application et des faits spécifiques à leur disposition. Leur indépendance est essentielle à la crédibilité et à l’intégrité du football, et doit toujours être respectée. »
Le président de la FIFA n’a pas contesté l’échange qu’il a eu avec Donald Trump concernant la suspension de Balogun, mais a minimisé son impact politique. Infantino « discute régulièrement au sujet de la Coupe du monde avec le président des États-Unis », comme il le fait avec d’autres politiciens, acteurs du football ou du monde des affaires, ce qu’il considère normal.
« Pendant notre conversation, j’ai expliqué qu’une procédure légale était en cours au sein des corps judiciaires indépendants de la FIFA, et qu’elle serait jugée en temps voulu par ceux-ci. Le système de la FIFA fonctionne ainsi, et c’est un principe que je défendrai toujours. »
Le dirigeant suisse-italo-libanais a également mentionné qu’il est « parfois surpris » par les décisions du Comité disciplinaire, qui a décidé de « suspendre l’application automatique de la suspension d’un match » dont aurait normalement fait l’objet Folarin Balogun, suite à son exclusion contre la Bosnie-Herzégovine. « Parfois je suis d’accord, parfois pas. Mais je respecte toujours ces décisions et l’autonomie des organes qui les prennent. » « Le respect des institutions indépendantes et de l’état de droit protège l’intégrité de nos compétitions et la crédibilité de la FIFA », a-t-il conclu.
