Visa Royaume-Uni : une exception envisagée pour les travailleurs de la santé
Alors que le gouvernement britannique renforce les restrictions sur les visas de travail, une exception stratégique pourrait émerger. Andy Burnham, Premier ministre britannique, plaide pour un assouplissement des conditions de séjour des professionnels de santé actuellement en poste. Ce développement pourrait marquer un tournant significatif pour le secteur des soins.
Alors que le ministère de l’Intérieur britannique prévoit de durcir la politique migratoire, des centaines de milliers de travailleurs du secteur pourraient finalement échapper à ces nouvelles restrictions. Cette exemption est soutenue par Andy Burnham dans le but de désengorger un secteur en crise.
Parallèlement, le Premier ministre s’apprête à faire de la création d’un service national de soins une priorité absolue d’ici les prochaines élections, accélérant ainsi le projet lancé par son prédécesseur, Keir Starmer.
Andy Burnham envisage d’accorder des exemptions aux projets de durcissement du statut de résident permanent (ILR) proposés par Shabana Mahmood. L’objectif est de protéger les travailleurs migrants du secteur des soins déjà établis au Royaume-Uni afin d’éviter d’aggraver la crise de recrutement et de fidélisation du personnel.
Parmi les solutions à court terme pour soulager le secteur et désengorger le NHS, Burnham prévoit d’injecter des fonds supplémentaires dans le Better Care Fund, qui dispose déjà de 9 milliards de livres sterling. Cette mesure permettrait notamment de financer des soins de courte durée gratuits après une hospitalisation, afin de limiter les réadmissions urgentes.
Pour établir un système de soins universel à long terme, l’idée de lever de nouveaux impôts ou d’instaurer une taxe dédiée n’est pas écartée. Ces options de financement s’inscriront dans le cadre des réflexions menées pour réformer un modèle jugé défaillant et sous-financé face aux besoins de la population.
Face aux projets de la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, visant à doubler le délai d’accès à la résidence permanente (Indefinite Leave to Remain), le secteur de la santé se retrouve sous pression. Cette mesure menace directement les travailleurs migrants, qui ont bénéficié d’environ 200 000 visas de travail dans ce secteur au cours des cinq dernières années, hors personnes à charge.
De plus, pour éviter une crise de recrutement, Andy Burnham préconise une approche à deux vitesses. Il propose d’exempter les aides-soignants déjà installés au Royaume-Uni afin de sécuriser leur droit de séjour, tout en appliquant ces nouvelles contraintes strictes uniquement aux futurs arrivants.
