USM Alger : le conseil d’administration met fin aux fonctions de Said Allik
C’était prévisible ! Un fusible a sauté au sein de l’USM Alger. Le directeur général sportif, Saïd Allik, a été limogé après plusieurs mois de conflit interne avec le président du conseil d’administration, Bilal Nouioua.
Le conseil d’administration de l’USM Alger a annoncé aujourd’hui la résiliation du contrat de Saïd Allik, qui occupait le poste de directeur général sportif du club. Cette décision, formalisée dans un communiqué officiel, prend effet immédiatement. Les dirigeants de l’USMA dressent un tableau sévère derrière ce limogeage : dysfonctionnements managériaux, manquements contractuels répétés et climat de tension au sein du groupe.
Saïd Allik limogé pour des manquements graves à ses obligations
Le texte officiel ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Le conseil d’administration met en avant une série de dysfonctionnements dans la gestion sportive et administrative du club, directement imputés au directeur général sportif. Le premier grief retenu concerne la prise de décisions unilatérales sur des dossiers sensibles, tant sportifs qu’administratifs, sans concertation avec les instances dirigeantes.
À cela s’ajoutent des manquements contractuels précis. L’absence totale de rapports périodiques, pourtant prévus dans le contrat, est expressément mentionnée. Le refus de soumettre les listes de joueurs concernés par des départs ou des recrutements potentiels a également pesé lourd dans la balance. Autant d’obligations ignorées qui ont fini par rendre la situation intenable.
Le troisième point soulevé est peut-être le plus préoccupant à l’approche de la nouvelle saison : l’absence d’une vision sportive claire et structurée pour préparer les prochaines échéances. Pour un club aux ambitions affichées comme l’USMA, cette lacune était difficilement acceptable.
Un climat de tension qui a précipité la rupture
Au-delà des manquements administratifs, le communiqué évoque une atmosphère délétère au sein du groupe professionnel. Le conseil d’administration décrit une montée des tensions dans l’entourage de l’équipe, avec des signaux inquiétants susceptibles de fragiliser la cohésion du vestiaire et de compromettre les fondations du projet sportif.
C’est précisément cet argument qui a conduit les dirigeants à agir sans attendre. Préserver la stabilité du groupe avant le début de la préparation estivale était, selon eux, une priorité absolue. Laisser la situation se dégrader davantage aurait exposé le club à des risques bien plus importants sur le plan sportif.
Le conseil d’administration conclut son communiqué sur une note d’unité. Il appelle l’ensemble de la famille de l’USMA, supporters, joueurs, encadrement technique et partenaires, à se rassembler autour du club dans cette phase de transition. Le message est clair : l’intérêt du club prime sur toute autre considération individuelle.
Ainsi, Saïd Allik quitte l’USMA un an seulement après son grand retour aux affaires du club, sur instruction du ministre des Transports, Saïd Sayoud, tutelle du groupe Serport. Reste à savoir maintenant si le président historique du club algérois va porter plainte pour recouvrer ses droits suite à ce licenciement, lui étant protégé par un contrat en béton, qui court pour deux autres années, avec un salaire faramineux de 200 millions par mois et divers avantages.
