Tunisie : Nouvelle plainte contre Youcef Belaïli
L’affaire entourant Youcef Belaïli prend une tournure inattendue, dépassant le simple cadre des transferts. Ce mercredi matin, l’Étoile Sportive du Sahel (ESS) a formellement contesté la présence de l’attaquant international algérien lors du clasico de dimanche dernier face à l’Espérance de Tunis. Cette démarche a été officialisée par une lettre adressée à la Ligue nationale de football professionnel tunisienne, selon les informations relayées par les médias tunisiens.
Dans son recours, l’ESS soutient que l’alignement de Belaïli ne respectait pas les normes en vigueur, non pas en raison d’une blessure ou d’une suspension, mais en raison de l’incertitude entourant la situation contractuelle du joueur au moment du match. Le club basé à Sousse fait valoir que tant que cette question n’est pas résolue, son nom ne devrait pas figurer sur la feuille de match.
L’argumentation de l’ESS s’appuie sur des déclarations des dirigeants du MC Alger, qui affirment détenir un contrat signé par Belaïli. Cette situation soulève des questions sur la légitimité de la participation du joueur, tant que le litige contractuel n’est pas tranché.
La Ligue nationale de football professionnel est désormais chargée d’examiner la validité de cette contestation. La décision qui en découlera pourrait avoir un impact significatif sur le résultat de la rencontre, selon l’interprétation des règles en vigueur.
Le litige trouve son origine dans des négociations estivales complexes. Après des semaines de discussions, le Mouloudia d’Alger avait annoncé un accord avec Belaïli, mais les conditions financières ont rapidement suscité des débats au sein du football algérien. Des questions sur la rémunération en devises et les garanties budgétaires avaient alors émergé.
Le clan de Belaïli avait clairement stipulé qu’aucun contrat ne serait signé avant la décision du Tribunal arbitral du sport, comme l’avaient montré les négociations tumultueuses de juillet, marquées par la colère des supporters du MCA.
La situation s’est intensifiée lorsque l’Espérance a annoncé la prolongation de Belaïli, provoquant une onde de choc à Alger. Le club mouloudéen a alors réaffirmé l’existence d’un contrat valide.
Le cœur du problème réside dans des dates de contrat qui se chevauchent. Le document du MC Alger est daté du 10 juillet, tandis que celui de l’Espérance a été rendu public le 14 août, créant ainsi une discordance de trente-cinq jours. Ce cas est régi par les règles de transfert des joueurs, qui stipulent que les doubles engagements peuvent entraîner des sanctions pour le joueur et le club impliqué.
Néanmoins, la question de l’existence matérielle des deux contrats demeure cruciale. L’Espérance s’appuie sur un communiqué officiel, tandis que le MC Alger affirme posséder un document que ses dirigeants gardent précieusement. À ce jour, aucune instance n’a tranché sur cette affaire.
