Algérie

Robert Ménard visé par une nouvelle plainte en France : refus de mariage et OQTF

À l’approche de son procès prévu le 30 septembre au tribunal de Montpellier, le maire de Béziers, Robert Ménard, se retrouve de nouveau sous le feu des critiques judiciaires. Cette fois-ci, il est visé par une plainte de la Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR) suite à des déclarations controversées faites le 13 août 2026, lors de la Feria de Béziers, où il a exprimé son refus de célébrer des mariages pour des personnes sous obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Ménard, qui a déjà fait face à des accusations similaires, maintient sa position, déclarant : « Je les assume entièrement ». Cette déclaration survient dans un contexte où la LDVR dénonce une « pratique illégale » de la part de l’élu. Le président de l’association, Michaël Bastien, insiste sur le fait que les propos de Ménard ne peuvent être réduits à de simples opinions politiques sur la migration, évoquant un incident survenu en 2023 où le maire avait déjà refusé d’unir une Française et un Algérien en situation irrégulière.

Bastien souligne que cette attitude semble être le reflet d’une méthode bien établie, suggérant que Ménard applique une politique discriminatoire dans l’exercice de ses fonctions. L’association demande ainsi des éclaircissements sur la gestion des mariages à Béziers, notamment sur la vérification des situations administratives des futurs mariés et l’existence d’autres refus similaires.

Ce n’est pas la première fois que Ménard se retrouve dans la tourmente judiciaire. Son précédent refus de célébrer un mariage avait déjà conduit à des poursuites pénales. Il avait alors rejeté la procédure de plaider-coupable (CRPC) et se prépare à comparaître devant le tribunal correctionnel. Malgré cela, il a clairement indiqué qu’il ne souhaitait pas participer à cette audience, affirmant sur CNews : « Je ne veux pas. Je ne veux pas le faire. Je ne le ferai pas. Je m’entête. »

La LDVR, par la voix de son président, dénonce les idées d’extrême droite de Ménard, les qualifiant d’« aussi stériles qu’humiliantes pour la France ». Bastien critique une stratégie qu’il considère comme ciblée et déplorable, rappelant que les lois votées par le législateur ne doivent pas être détournées par des figures populistes. Il conclut en affirmant que ceux qui ne respectent pas les lois de la République devraient se retirer de leurs fonctions. La justice est désormais chargée de déterminer les suites à donner à cette affaire.