
L’Algérie collabore avec un géant chinois pour réhabiliter El Hadjar
Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a récemment dirigé deux réunions avec une délégation du China Baowu Steel Group, visant à explorer les possibilités de coopération pour la réhabilitation et le développement du complexe d’El Hadjar. Ces pourparlers, qui se déroulent dans un contexte de modernisation des capacités de production, ont pour but de renforcer l’intégration de ce site dans le paysage sidérurgique national. Les discussions se poursuivront avec plusieurs documents attendus d’ici la fin septembre 2026.
Le ministère a confirmé que les échanges avec China Baowu Steel Group se concentrent sur l’avenir du complexe d’El Hadjar, situé à Annaba. Ce projet s’inscrit dans un plan global pour améliorer les performances industrielles et valoriser les actifs du complexe, tout en visant une plus grande autonomie dans la production sidérurgique.
Les autorités cherchent également à établir une filière sidérurgique plus compétitive, renforçant ainsi la souveraineté industrielle et réduisant la dépendance aux importations. Dans ce cadre, la première réunion a eu lieu le lundi 10 août, où un programme de travail a été élaboré. Ce programme inclut des visites techniques sur le terrain, notamment une inspection du complexe, ainsi que des rencontres avec divers acteurs des secteurs minier, énergétique et des hydrocarbures.
Une seconde réunion a suivi le mercredi 12 août, réunissant des responsables de filiales du groupe chinois et des représentants de China Road & Bridge Corporation (CRBC) en Algérie. La Société nationale de sidérurgie (SNS) et d’autres entreprises comme Sider et Algerian Qatari Steel (AQS) étaient également présentes.
China Baowu Steel Group, reconnu pour son expertise dans le domaine sidérurgique, aborde des technologies avancées, notamment la numérisation industrielle et les procédés de réduction directe du fer. Les discussions incluent également le développement d’un acier à faible empreinte carbone et l’utilisation potentielle de l’hydrogène vert dans la production sidérurgique.
Les deux parties envisagent de créer un partenariat industriel productif, axé sur le transfert de technologies et le développement des compétences locales. La SNS joue un rôle clé dans cette dynamique, visant à moderniser ses moyens de production et à améliorer leur efficacité.
Le projet nécessite une coordination entre plusieurs secteurs, englobant l’industrie, les mines, l’énergie, la logistique et la formation, afin d’optimiser la chaîne de valeur sidérurgique. L’objectif est de favoriser une sidérurgie plus écologique et moins polluante.
Les consultations se poursuivront selon un calendrier fixé, avec des attentes claires pour China Baowu Steel Group. D’ici fin septembre 2026, le groupe doit soumettre la conception technologique finale du projet, un mémorandum d’entente sur le partenariat et une feuille de route détaillée pour sa mise en œuvre.
Le ministère de l’Industrie souligne que ce projet s’inscrit dans une vision nationale visant à revitaliser les actifs industriels stratégiques et à développer une filière sidérurgique intégrée. Cela inclut le renforcement de la production nationale, l’augmentation de l’intégration locale et le soutien aux industries de transformation, tout en consolidant la souveraineté industrielle.
Cette initiative pourrait également ouvrir la voie à de nouveaux investissements et partenariats industriels entre l’Algérie et la Chine, en mettant l’accent sur des projets à forte valeur ajoutée. Le ministère s’engage à accompagner les partenaires et investisseurs dans cette démarche, en coordination avec les différents secteurs concernés.
