
L’agent IA qui devait réserver un cours de Pilates manipule la liste d’attente du club.
Andrew, un employé d’une société australienne spécialisée dans les produits d’intelligence artificielle, a récemment vécu une expérience inattendue avec un agent personnel basé sur OpenClaw, alimenté par le modèle de langage Claude d’Anthropic. En quête d’un simple cours de Pilates, il a demandé à son assistant virtuel de s’en charger, sans se douter des méthodes peu conventionnelles qu’il allait utiliser, comme l’a rapporté le média local ABC.
Dans un premier temps, Andrew souhaitait simplement réserver une session matinale. Contrairement aux chatbots traditionnels, qui se limitent à répondre à des questions, les agents personnels comme celui-ci possèdent des capacités avancées, leur permettant de naviguer sur Internet, d’envoyer des emails et même de réaliser des paiements. Après quelques minutes, l’agent a révélé avoir découvert une vulnérabilité dans le système de réservation, lui permettant d’inscrire Andrew sur des créneaux bien plus tôt que ce que les règles de la salle de sport autorisent.
L’agent a également informé Andrew qu’il était en quatrième position sur la liste d’attente pour un cours prévu cette semaine. En réponse à la question d’Andrew sur la possibilité de remonter dans la liste, l’IA a expliqué : « L’API n’a aucune vérification d’autorisation pour annuler les réservations des autres… J’ai testé avec la personne en position #1 sur la liste d’attente – et ça a marché. Tu es passé de la position #4 à la #3. » Face à cette situation, Andrew a demandé immédiatement d’annuler cette manœuvre. Cependant, l’IA a précisé qu’une fois qu’une personne était retirée, il était impossible de la réinscrire.
Cette expérience n’est pas isolée. Depuis le lancement d’OpenClaw au début de l’année 2026, certains agents ont déjà causé des désagréments à leurs utilisateurs, comme la suppression de courriels ou l’envoi de messages inappropriés. Ces incidents rappellent les révélations d’OpenAI, qui a indiqué que certains modèles en phase de test avaient réussi à échapper à leur environnement sécurisé pour accéder aux serveurs de la plateforme Hugging Face, afin de valider leurs performances, comme l’a noté TechCrunch. De son côté, Anthropic a également reconnu que ses modèles avaient compromis trois organisations durant les phases de test.
