Algérie

La FAF a-t-elle renoncé à un entraîneur étranger ?

Le feuilleton autour du banc de l’équipe nationale algérienne touche à sa fin, avec un choix qui ne provient pas des rangs européens. D’après plusieurs sources fiables, Brahim Hemdani est pressenti pour prendre les rênes de la sélection, en collaboration avec Anthar Yahia.

Un entretien entre le futur entraîneur et le président de la Fédération algérienne de football (FAF) était prévu hier soir ou au plus tard ce jeudi. Cette rencontre a pour but de lui présenter officiellement l’offre de diriger l’équipe nationale A, avec un contrat à durée limitée.

Si Hemdani donne son accord, une deuxième phase de négociations s’ouvrira, axée sur les conditions de travail et la gestion du groupe national. Bien que rien ne soit encore signé, les tendances actuelles laissent entrevoir une issue favorable.

À Dely Brahim, les préparatifs pour le prochain cycle sont déjà en cours. La priorité est de renouveler l’effectif, en mettant l’accent sur l’intégration de jeunes talents du championnat local ainsi que sur les binationaux qui pourraient renforcer les rangs des Verts.

Le choix de Brahim Hemdani repose sur des arguments solides, comme le souligne le média « Winwin ». D’une part, son parcours en tant que joueur, ayant évolué à un niveau élevé avec un leadership avéré à Marseille et aux Glasgow Rangers, ainsi que sa détention de la licence UEFA Pro, le plus haut diplôme d’entraîneur en Europe. D’autre part, sa récente victoire à la tête des espoirs lors du tournoi méditerranéen a rassuré les dirigeants, confirmant sa capacité à gérer une équipe et à obtenir des résultats.

Cette option pour un entraîneur local était envisagée depuis plusieurs semaines, notamment avec le nom d’Anthar Yahia qui circulait après l’élimination de l’équipe au Mondial. Le duo se retrouve finalement associé, bien que dans un ordre différent de celui prévu cet été.

Le choix de Hemdani intervient après une longue période de recherche infructueuse pour un entraîneur étranger. Plus de soixante candidatures ont été reçues, réduites à une dizaine, mais aucune n’a semblé répondre aux exigences techniques et financières de la sélection. Les tentatives précédentes, notamment avec l’Uruguayen Gustavo Poyet, n’ont pas abouti, tout comme d’autres pistes, y compris celle d’un entraîneur portugais qui n’a pas réussi à se libérer de son club.

La décision finale sera validée par le bureau fédéral lors d’une réunion programmée ce samedi. La FAF considère que la charge de travail jusqu’à la prochaine échéance continentale reste raisonnable, avec trois regroupements prévus avant la CAN 2027. Cela semble être le moment idéal pour confier les rênes des Verts à un technicien algérien, même s’il est encore novice à ce niveau. Si un accord est trouvé, l’officialisation interviendra après cette réunion, mettant fin à l’incertitude qui a entouré le poste depuis le départ de Vladimir Petkovic.