Algérie

Incendie de l’orphelinat de Mohammadia : Tebboune aide les blessés.

Dès sa descente d’avion vendredi soir, le président Abdelmadjid Tebboune s’est rendu directement au CHU des grands brûlés de Zeralda pour s’enquérir de l’état de santé des rescapés de l’incendie de l’Établissement de l’enfance assistée de Mohammadia, qui a coûté la vie à dix enfants et à une éducatrice de 52 ans, laissant 19 autres personnes blessées. Le sinistre s’est déclaré vers 3h30 du matin, le jeudi 16 juillet, au sein de l’Établissement de l’enfance assistée de Mohammadia, piégeant des dizaines d’occupants dans leur sommeil.


Dès son arrivée en voiture vendredi soir, le président Abdelmadjid Tebboune s’est dirigé immédiatement vers le CHU des grands brûlés de Zeralda. Le chef de l’État a souhaité s’informer sur l’état de santé des rescapés de l’incendie qui a détruit, dans la nuit de mercredi à jeudi, l’Établissement de l’enfance assistée de Mohammadia.

Cette tragédie a causé la mort de dix enfants et d’une éducatrice de 52 ans, tandis que 19 autres personnes ont été blessées. Sur place, le président a échangé avec les équipes médicales et a exprimé la solidarité de l’État envers les jeunes rescapés.

« Les blessés sont entre des mains sûres », a-t-il déclaré, en insistant sur l’importance d’un suivi psychologique rigoureux pour ces victimes traumatisées.

L’engagement du président a été clair. Tous les moyens nécessaires ont été attribués aux équipes médicales, a précisé Tebboune, notant que le CHU de Zeralda dispose de compétences médicales hautement qualifiées et d’équipements de pointe. La prise en charge sera assurée jusqu’à la guérison complète de chaque patient, sans exception.

Le président a également reçu des explications détaillées de l’équipe médicale et a dialogué directement avec plusieurs blessés. Cette visite, à l’issue d’un déplacement officiel en Allemagne, démontre la priorité que le chef de l’État accorde à ce drame national.

Avant même de quitter Berlin, Tebboune avait ouvert sa conférence de presse conjointe avec le chancelier Friedrich Merz par un hommage aux victimes de l’incendie de Mohammadia, signifiant que la tragédie nationale surpassait le protocole diplomatique.

L’incendie de l’Établissement de l’enfance assistée s’est déclaré vers 3h30 du matin, le jeudi 16 juillet, au sein de l’établissement situé dans la banlieue est d’Alger. Les flammes se sont répandues rapidement, piégeant de nombreux occupants dans leur sommeil.

Dix enfants et une éducatrice ont perdu la vie. Dix-neuf personnes ont été hospitalisées, dont plusieurs souffrent de brûlures de divers degrés, d’autres présentant des difficultés respiratoires ou un état de choc psychologique.

La Protection civile a mobilisé des moyens considérables pour éteindre les flammes : dix camions anti-incendie, seize ambulances, une équipe spécialisée GRIMP et deux véhicules à échelle mécanique.

Cinq personnes avec des besoins spécifiques ont été évacuées vers un lieu sûr. Dès le lendemain du drame, les experts de la police scientifique de la Sûreté nationale ont identifié l’origine probable du feu : une étincelle électrique provenant d’un climatiseur en fonctionnement au premier étage de l’établissement, dans un contexte de fortes chaleurs. L’enquête judiciaire reste ouverte pour établir toutes les responsabilités.

La réponse des institutions a été immédiate et variée. Le Premier ministre Sifi Ghrieb, accompagné des ministres de l’Intérieur, de la Santé, de la Justice et de la Solidarité nationale, s’est rendu dès jeudi à l’hôpital de Zeralda puis au CHU Mustapha Pacha pour vérifier l’état des blessés. Au nom du président de la République, il a présenté ses condoléances aux familles en deuil.

Le ministère de la Culture a ordonné la suspension immédiate de toutes les activités festives sur le territoire national pendant trois jours, en hommage aux victimes.

Parallèlement, la ministre de la Solidarité nationale, Soraya Mouloudji, a dirigé une réunion d’urgence visant à reloger les enfants rescapés dans des établissements alternatifs, à créer une cellule nationale de veille et de gestion des risques, ainsi qu’à établir un mécanisme numérique centralisé pour le suivi des normes de sécurité dans toutes les structures du secteur.