
« Himayatec » exige transparence sur le marché de la banane à 850 DA/kg
L’Organisation algérienne de défense du consommateur, « Himayatec », tire la sonnette d’alarme face à la flambée des prix de la banane, un fruit devenu rare dans les commerces. Dans un communiqué, l’association appelle les autorités à instaurer des prix de référence et à renforcer la surveillance du marché afin de contrer la spéculation.
La situation actuelle a conduit la banane à devenir un produit dont le coût pèse lourdement sur le budget des ménages algériens. De nombreux points de vente constatent même une absence de ce fruit sur leurs étals, illustrant ainsi la gravité de la crise. « Himayatec » souligne l’urgence d’une intervention pour encadrer le marché et éviter les hausses injustifiées, d’autant plus que les prix de la banane sont directement influencés par les fluctuations du marché international.
L’organisation ne se limite pas à un simple constat. Elle questionne les mécanismes de fixation des prix et dénonce l’opacité qui règne dans la chaîne de distribution. Qui, en effet, contrôle le marché de la banane ? Les surcoûts apparaissent-ils dès l’importation, s’accumulent-ils chez les grossistes, ou sont-ils appliqués lors de la vente au détail ? Ces interrogations soulignent la nécessité d’une plus grande transparence.
Récemment, le prix du kilogramme de banane a atteint des sommets, frôlant les 850 DA, avant de redescendre légèrement à environ 650 DA sur certains marchés. Malgré cette légère baisse, le tarif reste prohibitif pour de nombreux Algériens. Face à cette situation, « Himayatec » insiste sur l’importance de clarifier les marges bénéficiaires et de renforcer les contrôles à chaque étape de la commercialisation pour protéger les consommateurs des abus.
En réponse à cette tension sur le marché, les opérations d’importation de bananes sont en pleine accélération. Les domiciliations bancaires ont été facilitées grâce aux autorisations délivrées par le ministère du Commerce extérieur en juillet, ce qui a permis d’augmenter le volume d’importation. Selon des sources, les ports connaissent un rythme soutenu, avec des quantités significatives de bananes arrivant depuis le début du mois d’août, visant à réapprovisionner le marché national de manière régulière.
