France

Propos antisémites en Isère : Laurent Nuñez et Aurore Bergé condamnent la commerçante des Deux Alpes

Une enquête a été lancée pour « provocation publique à la haine ou à la violence » suite à la diffusion d’une vidéo virale dans laquelle une commerçante exprime des propos antisémites dans la station iséroise des Deux Alpes. Ce fait a suscité une vive réaction de la part des autorités.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ainsi que la ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, ont fermement condamné ces déclarations. Dans un message posté sur X, Laurent Nuñez a indiqué que la gendarmerie nationale avait immédiatement ouvert une enquête après avoir pris connaissance de la vidéo, soulignant que la personne impliquée devra rendre des comptes pour ses propos, jugés inacceptables dans la République.

Aurore Bergé a également exprimé son indignation, affirmant qu’« aucun acte antisémite, aucun acte raciste, aucun acte de haine ne saurait être toléré ». Le parquet de Grenoble a confirmé l’ouverture d’une enquête pour « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine ou de la religion ».

La vidéo, publiée vendredi sur le compte Jugé coupable, qui se présente comme un combat contre la haine en ligne, a rapidement gagné en popularité, atteignant plus de 870 000 vues en moins de 24 heures. On y voit un échange entre la gérante d’une buvette, « De la luge d’été », et un client, où la commerçante déclare : « La communauté juive, vous êtes trop nombreux […]. À un moment donné, ça excède les gens ».

Lors de son audition, la commerçante a reconnu avoir tenu ces propos, tout en précisant le contexte dans lequel ils avaient été prononcés. Cependant, le parquet a indiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise à son encontre, car d’autres témoins doivent être entendus.

La mairie des Deux Alpes, qui est une destination prisée par la communauté juive orthodoxe pendant l’été, a réagi en rappelant ses valeurs d’ouverture, de respect et d’inclusion. Dans un message publié sur Facebook, elle a souligné que les « circonstances précises » des faits devaient encore être établies par les enquêteurs.