Algérie

DZ Mafia : Djamel Djeha et Mehdi Laribi arrêtés et détenus en Algérie

Djamel Djeha et Mehdi Laribi, deux figures emblématiques du milieu du narcotrafic à Marseille, ont été placés en détention provisoire, comme l’a confirmé le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin. Cette décision fait suite à leur arrestation récente par les autorités algériennes, marquant une étape significative dans la lutte contre le narcotrafic.

Les deux hommes, considérés comme des « objectifs prioritaires » par la justice française, avaient été appréhendés après plusieurs années de fuite. Initialement, ils avaient été placés sous contrôle judiciaire, mais cette mesure a été révisée à la demande du parquet d’Alger, une décision saluée par Darmanin.

Mehdi Laribi, cofondateur présumé de la DZ Mafia, a été arrêté le 20 juillet dans le cadre d’une enquête menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Djamel Djeha, quant à lui, a été interpellé le 3 août. Il est le frère de Mohamed Djeha, surnommé « Mimo », un parrain notoire du trafic de stupéfiants dans les quartiers nord de Marseille.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte de renforcement de la coopération entre Paris et Alger en matière de lutte contre le narcotrafic, après une période de tensions diplomatiques. Sur les réseaux sociaux, Gérald Darmanin a exprimé sa gratitude envers les autorités judiciaires algériennes pour leur collaboration, soulignant l’importance de cette alliance dans la lutte contre le trafic de drogue.

La détention provisoire de Djeha et Laribi concrétise les discussions engagées en mai par le ministre concernant la DZ Mafia. À ce jour, la justice française a formulé une dizaine de demandes d’entraide visant des membres de ce réseau basés en Algérie.

Ces arrestations résultent des efforts continus de la justice française pour démanteler les réseaux de narcotrafic. Djamel Djeha est au cœur de l’enquête « Empire », qui avait déjà abouti à de nombreuses interpellations en avril 2025. De son côté, Mehdi Laribi est ciblé par le dossier « Octopus ». Les deux hommes sont considérés comme des éléments clés dans le trafic de drogue en France, et leur capture représente un coup dur pour le crime organisé marseillais.