Algérie

Adrar : le mégaprojet Baladna accélère avec un nouveau soutien

Le méga-projet agro-industriel Baladna Algérie a été au cœur des discussions au Palais du Gouvernement ce lundi 27 juillet 2026.

Saïd Sayoud, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a reçu Ali Al-Ali, président du conseil d’administration du partenariat algéro-qatari, qui était accompagné d’une délégation de haut niveau. Des responsables du ministère étaient également présents lors de cette rencontre. L’objectif principal était de faire le point sur l’avancement du projet et de lever les obstacles logistiques qui conditionnent son succès.

L’audience a permis d’établir un bilan détaillé de l’avancement du chantier. Les échanges ont porté sur tous les aspects logistiques nécessaires à son déploiement, en mettant un accent particulier sur le secteur des transports. Pour les deux parties, c’est dans ce domaine que se joue une grande partie de la réalisation du projet.

Assurer des conditions de transport optimales revient à sécuriser l’ensemble de la chaîne de production. Du transport des matériaux de construction à l’acheminement futur du cheptel, chaque étape dépend d’une infrastructure logistique fiable. Le ministère de l’Intérieur, qui supervise également le secteur des transports, se retrouve ainsi en première ligne pour coordonner cet effort.

À cette occasion, le ministre de l’Intérieur a réaffirmé l’engagement total de son département à fournir tout le soutien et la facilitation nécessaires pour garantir le bon déroulement du projet. Ce n’est pas une simple déclaration. Depuis plusieurs mois, les institutions algériennes envoient des signaux forts à Baladna Algérie, un investissement jugé stratégique au plus haut niveau de l’État.

Le représentant qatari a, de son côté, exprimé sa reconnaissance pour l’appui indéfectible des institutions algériennes. Sa délégation est repartie avec des engagements concrets. Les deux parties ont également souligné la qualité des relations fraternelles entre Alger et Doha, soutenues par une volonté commune de renforcer un partenariat économique structurant.

Cette dynamique va au-delà du simple cadre commercial. Elle reflète une convergence stratégique entre deux pays qui ont choisi de placer la sécurité alimentaire au cœur de leur coopération bilatérale.

Évalué à 3,5 milliards de dollars, le projet Baladna Algérie ne se limite pas à un dossier administratif. En mai dernier, la première récolte d’orge sur 300 hectares à Tamest, dans la wilaya d’Adrar, a marqué une étape concrète dans le déploiement du volet agricole. Le complexe repose sur trois piliers : la production de fourrages, l’élevage bovin et la transformation industrielle du lait.

Les ambitions affichées sont impressionnantes. À terme, le projet doit couvrir 50 % des besoins nationaux en lait en poudre, générer environ 5 000 emplois directs et s’étendre sur 117 000 hectares répartis sur trois pôles de production. Un pont aérien depuis neuf États américains est prévu à partir de novembre 2026 pour acheminer 30 000 vaches laitières, avec un cheptel qui devrait atteindre 270 000 têtes d’ici la neuvième année d’exploitation.