Algérie

Administration publique : L’Algérie inaugure un service à distance pour citoyens en septembre

L’Algérie se prépare à une avancée significative dans le domaine de la digitalisation de l’administration. En effet, dès **septembre prochain**, le pays lancera une phase expérimentale d’un **service d’accueil virtuel**, permettant aux citoyens de formuler leurs demandes à distance via visioconférence. Cette initiative vise à rapprocher l’administration des usagers, notamment ceux vivant dans des zones isolées ou ayant des besoins spécifiques.

Ce dimanche, une réunion de coordination, dirigée par le Médiateur de la République, **Mohamed Hattab**, a permis d’examiner les projets d’amélioration du service public et de faire le point sur le programme d’action de l’institution. Parmi les sujets abordés, le déploiement de la **plateforme d’accueil virtuel** a été au centre des discussions. Ce dispositif a pour ambition de faciliter la réception des doléances, tout en visant à désengorger les délégations locales et à évaluer les besoins des citoyens sans nécessiter de déplacements.

En parallèle, le Médiateur a souligné l’importance de transformer le bilan annuel de l’institution. Il a insisté sur le fait que ce document ne devrait pas se limiter à une simple compilation de chiffres, mais plutôt adopter une approche analytique qui permettrait de mettre en lumière les indicateurs et leur rapport avec la réalité sur le terrain. Cette méthode vise à identifier les problèmes rencontrés par les citoyens, à évaluer la réactivité des administrations et à proposer des recommandations concrètes pour améliorer le service public.

Le Médiateur a également évoqué la nécessité de passer d’une gestion des dossiers à une culture axée sur les résultats. Cela implique une intégration accrue des technologies numériques, une analyse stratégique des données et une évaluation continue des performances. Cette démarche vise à renforcer le rôle de l’institution en tant que moteur de propositions et d’accompagnement pour les administrations.

Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large de modernisation des services publics, annoncé par le ministre de l’Intérieur et des Transports en février dernier. La généralisation des services électroniques dans les communes et les wilayas est une priorité, touchant des domaines tels que l’état civil, la carte d’identité biométrique, le permis de conduire et le passeport biométrique. L’interconnexion des bases de données nationales, facilitée par le **Numéro d’Identification National (NIN)**, est également un enjeu majeur.

Cette transformation digitale vise à réduire les délais de traitement, à alléger la charge des guichets, à limiter les déplacements des citoyens et à lutter contre la bureaucratie. En somme, l’Algérie s’engage dans une voie prometteuse pour améliorer l’efficacité de son administration et la satisfaction des usagers.