Algérie

44,26 MDS $ exportés, 48,78 MDS $ importés : TOP 10 clients et fournisseurs de l’Algérie ?

L’Algérie continue de s’appuyer sur ses partenaires nord-africains pour la majorité de ses exportations. D’après les chiffres fournis par l’International Trade Centre et relayés par l’Office économique et commercial d’Espagne à Alger, « l’Union européenne a absorbé 68 % des exportations algériennes en 2025 ». Ce chiffre témoigne de l’importance de ce marché pour l’économie algérienne. Toutefois, un autre fait marquant émerge : l’Italie, à elle seule, a constitué un quart des exportations du pays.

L’année 2025 a été marquée par des contrastes dans le commerce extérieur algérien, avec une baisse des revenus des hydrocarbures et une reprise de certains secteurs industriels, entraînant un déficit commercial de plusieurs milliards de dollars. En ce qui concerne les importations, la Chine a pris la tête des fournisseurs, représentant 28,5 % des achats algériens, loin devant la France (9,8 %) et l’Italie (7,4 %). L’Allemagne et la Turquie suivent avec chacune 5 %, tandis que l’Espagne et le Brésil se positionnent à 4,9 % et 4,8 % respectivement. Malgré la montée en puissance de la Chine, l’Union européenne, dans son ensemble, reste un acteur clé avec 38,6 % des importations algériennes.

Les exportations algériennes vers l’Europe demeurent dominantes, avec une répartition des ventes qui se présente comme suit : 25 % vers l’Italie, 15,8 % vers l’Espagne, et 13 % vers la France. D’autres pays comme la Corée du Sud, les États-Unis et le Royaume-Uni contribuent également à ces échanges, bien que dans des proportions moindres.

L’analyse des chiffres montre que les exportations totales de l’Algérie ont atteint 44,26 milliards de dollars en 2025, marquant une baisse de 14,7 % par rapport à l’année précédente. En parallèle, les importations ont augmenté de 3 %, atteignant 48,78 milliards de dollars, ce qui a engendré un déficit commercial de 4,52 milliards de dollars. Cette situation est principalement due à la chute des revenus des hydrocarbures, qui ont généré 39,42 milliards de dollars, enregistrant une baisse de 18,4 %.

Cependant, certains secteurs non liés aux hydrocarbures ont connu des croissances significatives. Les exportations d’engrais ont atteint 1,47 milliard de dollars, en hausse de 56,4 %, tandis que les produits sidérurgiques et chimiques inorganiques ont également vu leurs ventes progresser de manière notable. Les fruits et fruits à coque, ainsi que le cuivre et ses dérivés, affichent des augmentations impressionnantes.

En matière d’importations, l’Algérie a manifesté un fort besoin d’équipement, notamment pour moderniser ses outils de production et renouveler son parc automobile. Les machines et appareils mécaniques ont constitué le premier poste d’importation avec 7,84 milliards de dollars, tandis que les véhicules ont connu une hausse spectaculaire de 100,5 %, atteignant 5,92 milliards de dollars. Les appareils électriques ont également progressé, tout comme les achats de combustibles.

À l’inverse, des efforts pour soutenir la production nationale ont permis de réduire certaines importations. Les achats de céréales ont chuté de 41,6 %, tout comme les matières plastiques et les produits pharmaceutiques, qui ont également connu des baisses significatives.