
Affaire Lyhanna : l’autopsie confirme le viol de la collégienne.
Lyhanna, 11 ans, a été retrouvée morte le 4 juin dans un silo désaffecté du Gers, et a été victime d’un viol selon les résultats de l’autopsie. Jérôme Barella, 41 ans, a été mis en examen pour « enlèvement » et « séquestration de mineure de 15 ans » et est actuellement incarcéré dans le cadre de cette affaire.
Lyhanna, âgée de 11 ans, a été retrouvée morte le 4 juin dans un silo désaffecté du Gers. Selon les résultats de l’autopsie, elle a été victime d’un viol, comme l’a indiqué une source proche de l’enquête, confirmant une information de BFMTV.
Le corps de la collégienne a été découvert à Puycasquier après plusieurs jours de recherches. Bien que l’autopsie ait établi des violences sexuelles, les causes exactes de sa mort demeurent inconnues pour le moment. L’enquête se poursuit afin de clarifier les circonstances de ce drame.
**Une enquête qui se resserre autour du suspect**
Le principal suspect, Jérôme Barella, 41 ans, a été mis en examen pour « enlèvement » et « séquestration de mineure de 15 ans ». Il est actuellement incarcéré dans le cadre de cette affaire. D’après les premiers éléments, il connaissait la victime : sa fille fréquentait le même collège que Lyhanna. Barella avait également travaillé sur le site agricole où le corps a été découvert, dans un silo isolé. Rapidement, des révélations sur le passé du suspect ont suscité une forte émotion. Jérôme Barella fait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs, dont certains datent.
Une plainte pour viol sur une fillette de 10 ans avait notamment été déposée en août 2025, et une enquête a été transférée entre parquets. D’autres procédures et signalements ont également été mentionnés dans les jours suivant la disparition de Lyhanna.
**« Leur colère n’a d’égal que leur dégoût »**
Dans ce contexte, la famille de la jeune victime a réagi avec gravité. « Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n’a d’égal que leur dégoût. La famille demande à ce que son intimité et sa vie privée soient respectées. Aucun autre commentaire ne sera fait », a déclaré Me François Roujou de Boubée, l’avocat de la famille, dans un communiqué relayé par le journal Le Parisien.
Cette affaire a ravivé les interrogations sur les dysfonctionnements du système judiciaire et la prise en charge des violences sexuelles envers les mineurs, déjà soulevées par plusieurs responsables politiques et acteurs associatifs ces derniers jours.
