Tunisie

Xiamen : La Chine ne renonce pas à relancer l’Accord Bbnj

La Chine a désigné la ville maritime de Xiamen, située dans la province du Fujian, comme candidate pour accueillir le Secrétariat de l’Accord Bbnj, qui a été mis en vigueur le 17 janvier 2026. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la coopération internationale est essentielle pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine, un enjeu qui transcende les frontières nationales.

L’Accord Bbnj, adopté le 19 juin 2023, vise à établir un cadre juridique pour la protection des zones marines ne relevant pas de la juridiction nationale. Avec la mise en œuvre de cet accord, la Chine souhaite mettre en avant son expérience en matière de protection de l’environnement et de coopération scientifique, soulignant l’importance d’un partage des connaissances pour réussir.

Xiamen, avec son histoire maritime riche, se positionne comme un atout pour cette candidature. La ville, qui a prospéré grâce au commerce maritime, est devenue une plateforme portuaire et technologique tout en préservant son identité maritime. La relation de Xiamen avec l’océan est profondément ancrée dans son économie et son urbanisme, et elle s’efforce de protéger ses écosystèmes côtiers, notamment ses mangroves et la biodiversité marine, y compris le dauphin blanc de Chine.

La candidature de Xiamen repose également sur ses infrastructures scientifiques avancées et ses capacités de recherche maritime. La ville aspire à devenir un centre de coopération internationale, favorisant l’échange de données scientifiques et le renforcement des capacités, en particulier pour les pays en développement qui manquent souvent de ressources.

Le passage de la phase de négociation à celle de l’action est crucial. L’efficacité de l’Accord Bbnj dépendra de la capacité des États à collaborer, à partager des connaissances et à transformer les engagements en actions concrètes. La Chine, en se positionnant pour accueillir le Secrétariat, souligne que la protection de la biodiversité marine doit être accessible à tous les pays, et non réservée à ceux qui possèdent les plus grandes ressources scientifiques.

Ainsi, la candidature de Xiamen ne se limite pas à un choix géographique, mais représente une vision de gouvernance des océans basée sur le multilatéralisme et la coopération. Dans un contexte où les enjeux environnementaux, scientifiques et géopolitiques liés aux océans prennent de l’ampleur, cette initiative chinoise pourrait offrir un nouvel élan à l’Accord Bbnj.