Tunisie

Une étude allemande révèle qu’un traitement contre le cholestérol élimine les polluants toxiques.

Une étude récente menée par des chercheurs allemands révèle que l’aphérèse, un traitement novateur destiné aux patients souffrant d’hypercholestérolémie sévère, pourrait avoir des effets bénéfiques inattendus en matière d’élimination de polluants environnementaux nocifs. Cette découverte pourrait transformer notre compréhension des traitements liés aux maladies cardiovasculaires, en élargissant leur portée au-delà de la simple gestion des lipides sanguins.

L’équipe de l’Université technique de Dresde a mis en lumière que cette technique, qui consiste à filtrer certains éléments du sang, ne se limite pas à abaisser le cholestérol. En effet, les chercheurs ont observé une réduction significative de la concentration de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), souvent qualifiées de « produits chimiques éternels » en raison de leur résistance à la dégradation. Ces composés, présents dans de nombreux produits du quotidien comme les textiles imperméables et les revêtements antiadhésifs, s’accumulent dans l’environnement et dans le corps humain.

Dans le cadre de leur étude, les scientifiques ont analysé des échantillons sanguins avant et après le traitement par aphérèse. Les résultats ont révélé que, en plus de diminuer le cholestérol, cette méthode contribuait également à l’élimination de polluants environnementaux, même ceux qui n’étaient pas spécifiquement ciblés par le traitement. En particulier, une baisse des niveaux de certains PFAS a été constatée, probablement en raison de leur association avec les lipides et les protéines sanguines, qui sont éliminés lors de l’aphérèse.

Par ailleurs, les chercheurs ont noté des signes préliminaires d’une variation des niveaux de microparticules plastiques dans le sang. Si ces résultats sont corroborés par des études futures, ils pourraient élargir les applications de cette thérapie, offrant ainsi une double fonction : réduire le cholestérol et aider à éliminer des contaminants environnementaux persistants.

Les auteurs de l’étude soulignent l’importance de poursuivre les recherches pour mieux comprendre les interactions complexes entre le cholestérol, les polluants et les mécanismes d’élimination de ces substances. Cette découverte pourrait ainsi ouvrir de nouvelles voies pour des traitements plus ciblés, protégeant non seulement le système cardiovasculaire, mais également facilitant l’élimination de certains des contaminants les plus tenaces présents dans l’organisme.