Algérie

Alger : un imam attaqué par des gangs de quartier après son prêche


Un imam de la commune de Bordj El Kiffan, près d’Alger, a récemment été la cible d’une attaque armée, quelques heures après avoir dénoncé les gangs de quartier lors de son prêche du vendredi. Cet incident, filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux, a suscité une réaction rapide des forces de l’ordre.

Selon un communiqué de la sûreté de la wilaya d’Alger, publié mercredi soir, les événements se sont déroulés après une violente rixe sur la voie publique, où des armes blanches ont été utilisées. Cette altercation a culminé avec une tentative d’agression visant directement l’imam, qui avait averti de l’impact de la criminalité sur la sécurité des citoyens.

La vidéo de l’incident a été rapidement repérée par les services de police judiciaire de Dar El Beïda, déclenchant une enquête sous la supervision du parquet. Les enquêteurs ont agi rapidement, permettant l’identification et l’arrestation des deux suspects, qui se sont révélés être des multirécidivistes ayant des antécédents judiciaires lourds. Ils sont soupçonnés d’avoir formé une bande armée afin de semer la peur parmi la population locale.

Lors de leur arrestation, six armes blanches de différentes tailles ont été saisies. Les deux hommes ont été présentés à la justice après leur garde à vue et doivent répondre de plusieurs accusations, notamment celle de constitution de bande armée, tentative d’agression et trouble à l’ordre public.

Ce type d’intervention rapide, déclenchée par la diffusion de vidéos virales, devient de plus en plus courant en Algérie. Des cas similaires, comme une agression filmée à Ouargla en juin 2026 ou un incident à Chlef en juillet 2026, ont également conduit à des arrestations dans des délais très courts.

L’incident de Bordj El Kiffan s’inscrit dans un cadre plus large de lutte contre la criminalité. Récemment, une opération à Alger a permis de démanteler six réseaux criminels et d’interpeller 42 individus, dont plusieurs récidivistes, avec la saisie de 58 armes blanches et de drogues. Le président Tebboune a affirmé que l’Algérie mène une « guerre féroce » contre ces réseaux, tandis que le ministre de l’Intérieur a souligné l’importance d’une approche intégrée alliant répression et prévention sociale.