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Une nouvelle attaque russe sur Kiev et sa région fait trois morts, dont un enfant.

Des frappes russes ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, touchant Kiev et ses environs, et faisant au moins trois victimes, dont un enfant. L’information a été confirmée par Tymour Tkatchenko, le chef de l’administration militaire régionale, sur Telegram, et a également fait sept blessés. Ces bombardements s’inscrivent dans un contexte d’escalade des attaques russes, alors que l’Ukraine se trouve en proie à une pénurie de munitions.

Aux alentours de minuit (heure GMT), un journaliste de l’AFP a rapporté avoir entendu une dizaine d’explosions à Kiev, incitant les habitants à se réfugier dans des abris. Peu avant, l’administration militaire locale avait déclenché une « alerte aérienne due à l’usage de missiles balistiques ».

Les frappes ont causé trois morts, dont un enfant né en 2022, et trois blessés dans le village de Poukhivka, situé en périphérie nord-est de la capitale. Les secours n’ont pas précisé si les attaques avaient été menées avec des missiles ou des drones. Dans la ville de Kiev, l’autorité militaire a fait état de quatre blessés et d’incendies dans deux quartiers.

Plus de quatre ans après le début de l’invasion russe, les attaques se multiplient des deux côtés d’une ligne de front quasi immobile, entraînant un nombre croissant de victimes civiles. Mercredi dernier, au moins 17 personnes avaient déjà perdu la vie lors de frappes nocturnes sur Kiev et sa région. La défense antiaérienne ukrainienne s’est révélée incapable d’intercepter les missiles, un manque d’intercepteurs que Volodymyr Zelensky appelle de ses vœux à ses alliés occidentaux.

Le président ukrainien, en quête de soutien international, a effectué une visite en Serbie, un allié traditionnel de Moscou, où il doit discuter avec son homologue Aleksandar Vucic des questions économiques et de sécurité. Cette rencontre survient alors que Zelensky a récemment tenté d’obtenir des missiles Patriot lors d’un déplacement à Washington pour faire face à la menace russe.

Cependant, selon le Financial Times, Donald Trump aurait refusé cette demande en raison d’une pénurie de missiles Patriot dans les stocks américains, exacerbée par les conflits au Moyen-Orient. Cette nouvelle offensive sur Kiev intervient alors que le Sénat américain a adopté des sanctions ciblant l’industrie des hydrocarbures en Russie.